mercredi 22 octobre 2008

Enduits, suite...



Sous les fenêtres de la cuisine, avant et après (et ce n'est pas terminé !)

Quelques nouvelles pour dire qu'on ne chôme pas vraiment... même si on n'avance pas vite !
L'opération-enduit continue car on doit boucher avec le mortier paille-chaux et recouvrir d'enduit tous les petits coins qui étaient restés en plan: tour de fenêtres, de portes, angles de murs...
Petit à petit, de week-end en week-end, ça avance.
En plaine, c'est la période des semis et ça passe avant tout mais c'est promis, dès la mi-novembre, Jean-Luc aura plus de temps disponible !
De mon côté, je vais pouvoir attaquer la peinture du bardage car j'ai appris ce matin qu'il était arrivé. Reste à le chercher chez le charpentier et mon programme de vacances est rempli d'avance !

dimanche 5 octobre 2008

Le rouge est mis !


J'ai enfin pu réaliser ma petite tambouille ( recette dans le post du 14/08 ) ! Trois quarts d'heure de cuisson tout de même en adaptant les proportions pour 1 kg de pigment.
Au final, une pâte assez épaisse (j'ai dû diluer à l'application sur le bois non raboté ) qui sent un peu le savon mais pas désagréable du tout;

Le pignon de la remise est le théatre de cet essai.

J'avais choisi le plus sombre des oxydes de fer rouge (ref 9140 à Ecordal). La couleur me plait beaucoup tant qu'elle est fraiche. En séchant, c'est comme pour la gouache, ça fonce et ça se matifie. On peut le deviner sur la photo où le coin inférieur gauche est encore frais.
Pour la maison, je ferai des essais avec un pigment plus clair (9120 ou 9130).
Reste à voir le comportement face aux pluies d'automne; ce pignon étant exposé à l'ouest, il sera un bon témoin. A priori, une seule couche suffit mais là aussi, j'attends de voir...
Le résultat est plus brun que prévu mais au final, nous sommes très satisfaits !

PS: nettoyage des outils, des mains, des ustensiles de cuisson... au savon noir. Impec !... à part le pigment qui reste un peu dans la peau après la lessive ...

vendredi 3 octobre 2008

Chaux, chaux les enduits !


La façade est avec l'entrée de la buanderie

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles !
En fait, depuis septembre, entre rentrée et semis, nous n'avons pas eu beaucoup de temps à consacrer à notre maison. Heureusement, Philippe Liboureau a bloqué une grosse semaine pour réaliser la couche de corps des enduits, intérieurs et extérieurs, pour protéger les murs avant l'hiver. Il s'est même fait aider d'un autre professionnel, Yann, pour terminer plus rapidement car c'est la saison des enduits un peu partout et il y avait tout de même près de 150 m2 à couvrir !
Sans compter les préparations spéciales: tours de fenêtre à garnir de "Nergalto", sorte de grillage qui va maintenir l'enduit dans les arrondis (pas facile à fixer dans le gobetis sur paille !)

et les derniers calfeutrages à la laine de chanvre derrière les coffres des volets roulants.

Quant aux filets à patates découpés en bandes, c'est le système D que nous avons imaginé pour faire un lien entre le gobetis sur paille et le gobetis sur Fibralith, pour éviter les fissurations...

Tout au long de la semaine, nous avons eu des coups de mains imprévus, toujours bienvenus, mais il faut reconnaitre que le coup de patte du pro est impressionnant !

Nous avons même eu le plaisir de recevoir l'architecte qui, bien qu'elle ait d'autres projets en tête, est venue voir comment se portait ce beau bébé... C'est tout de même elle qui a semé la petite graine !

Il est pas beau le ciel picard ?

dimanche 7 septembre 2008

Opération trous-trous

Même si c'est moins spectaculaire que les gros chantiers du début, on avance... à petits pas.
Les menuisiers ont posé fin juillet les tableaux des fenêtres et les derniers volets roulants. Les plaques de "Fibralith" (fibres de bois dans un mélange chaux-ciment) permettent "d'habiller"les coffres.

Il fallait également boucher tous les espaces libres entre bois et paille. On s'y emploie avec un mortier chaux-paille fabriqué à la demande dans la bétonnière, la brouette ou le seau en fonction de la quantité nécessaire (et on n'en a jamais assez !).
La recette est simple:
1 seau d'eau pour 1 seau de chaux (NHL 3,5) et une brouette de menue paille. Bien mélanger puis appliquer ...
La manoeuvre est parfois acrobatique mais tant qu'on n'a pas le vertige !

Après un week-end de mortier (moins courses, moins repas, moins sieste (je l'avoue)...) j'en ai plein les bras !
C'est décidé, raz-les-gants, j'arrête !

mardi 19 août 2008

Serre étanche (quoique...)

Ca y est, on a enfin pu couper cet affreux bout de pare-pluie qui battait au vent. Il a été remplacé par une gouttière et complété de joues en zinc sur les côtés. Opération assez acrobatique puisqu'il fallait travailler au-dessus de la verrière sans y toucher...
Côté zinc, on peut observer deux couleurs différentes: du zinc pré-patiné (noir) et du zinc naturel (bien brillant quand il est neuf ). Cela s'explique par leur coût et leur disponibilité relative.
Sachant que le coffre du volet roulant va se poser devant et en principe cacher tout cela, nous avons utilisé le reste de zinc noir et terminé avec le zinc naturel. Pour l'instant, ça fait un peu bizarre !
Quant à l'étanchéité, nous avons pu la tester puisque la météo de ce mois d'août est calamiteuse: les deux vasistas fuient ! Finitions à faire sans doute...

jeudi 14 août 2008

Bardage en couleurs

Même si ce n'est (déjà ou pas encore) d'actualité, un petit mot au sujet du bardage; je me demandais depuis un moment quel bois de bardage choisir et où le trouver. En plus, je n'arrivais pas à savoir quelles étaient précisément les contraintes de protection du bois, sachant que je voulais le peindre; la peinture pouvait-elle à elle seule assurer une protection fongicide (par le sulfate de fer contenu dans la recette de la peinture à la farine) ? Cela permettait-il d'acheter un sapin du nord plutôt que du mélèze ou du douglas que nous savions naturellement résistant mais plus cher ? Où trouver ce bois pour le poser à l'automne, les fournisseurs ordinaires ne proposant que du sapin, les scieries de l'Orne ou du Limousin n'ayant pas de stock...
Nous n'avons toujours pas les réponses techniques mais avons été sauvés (!) par notre charpentier qui a répondu présent (malgré la fermeture du mois d'août) pour nous procurer ce précieux douglas à un prix raisonnable. Heureusement qu'il existe encore des professionnels sérieux en lesquels on peut avoir confiance...
Reste la question: poser une première couche de peinture avant la pose (pratique de peindre à plat) ou non (pour laisser le bois travailler) ? Sur une face ou sur deux ? Des avis ?
Il nous faudrait de connaissances sur ce matériau et son comportement que nous n'avons pas et on se rend malheureusement compte qu'elles sont perdues pour bon nombre d'artisans...Une dernière histoire, celle de la recette à la farine: grâce à l'un des participants du chantier paille, menuisier de profession, j'avais contacté un producteur de pigments dans les Ardennes (Le Moulin à Couleurs 08130 Ecordal). Ne sachant pas choisir parmi tous les oxydes de fer rouge, j'ai commandé l'échantillonnage complet; Une multitude de petits sachets de poudres colorées est arrivée par la Poste. Magnifique !
J'avais également demandé si l'on pouvait m'indiquer une recette de peinture (c'était avant que je ne connaisse le livre de la Marchande de Couleurs). J'ai alors reçu une recette "à la farine": intrigant mais pas franchement rassurant...Une semaine plus tard, une journaliste de la France Agricole nous fait parvenir un article (cliquer sur l'image pour pouvoir lire le texte) où est notée la même recette utilisée pour repeindre tout un village de Bourgogne; puis une amie me prête un Rustica citant encore la recette !
La voici:

PEINTURE A LA FARINE POUR LE BOIS

INGREDIENTS ( 12 kg de peinture, couvrant 40 m2)

  • 8 litres d’eau
  • 2.5 kg de terre colorante ( ocre ou terre )
  • 650 g de farine de blé ou de seigle
  • 1 litre d’huile de lin
  • 1 dl de savon liquide ou 100 g de savon noir
  • Pour l’extérieur mettre 250 g de sulfate de fer (pour protéger le bois)
  1. Porter 7 litres d’eau à ébullition
  2. Diluer la farine dans 1 litre d’eau et mélanger au 7 litres d’eau laisser cuire en mélangeant pendant 15 minutes,
  3. Ajouter le pigment et le sulfate de fer, cuire et mélanger pendant 15 minutes,
  4. Ajouter l’huile ( cuire 15 minutes) en ajoutant le savon pour favoriser l’émulsion,

Diluer à l’eau si la peinture est trop épaisse..

Pour la conservation mettre un peu d’huile de lin à la surface.

Attendre le refroidissement pour appliquer au pinceau sur le bois

Trop de concordances de faits pour que je n'essaye pas cette recette ! Vais-je abandonner la peinture à l'huile de lin ? J'en ai pourtant acheté un petit pot (200ml) chez Allback pour l'essayer...
Sur la notice d'accompagnement, voici ce qui est écrit:
"Après 6 ou 8 ans, la peinture commencera à se ternir et à se décolorer. Il suffit d'ajouter une couche d'huile de lin (...) pour rendre leur éclat original aux couleurs. Quinze ans plus tard, il sera temps d'ajouter une nouvelle couche de peinture à l'huile de lin."
Ca ne fait pas rêver ?

lundi 11 août 2008

Serre, bien sous tout rapport, cherche soleil...

Et oui, la serre est montée ! Les menuisiers ont bien travaillé malgré leurs inquiétudes du départ car c'était pour eux une première; les vitres du toit étaient super lourdes mais là encore, le manitou à tout faire a bien rendu service. Nous avons prévu deux ouvertures en toiture et une en bas de la façade (en plus des portes)L'installation n'est pas tout a fait terminée car il faut encore faire l'étanchéité tout autour (Jean-Luc et le couvreur essaient de passer entre les averses) puis ajouter le volet roulant du toit (pour se protéger du soleil d'été, ça arrive...); il ne sera commandé que lorsque tout sera en place afin de prendre des mesures exactes !
En plus, on est en août et pour se procurer du zinc pré-patiné ou des gouttières spéciales, il faut courir ! Tout ferme !
Avez-vous remarqué le joli hublot du fond de la serre ? Une fantaisie qui apparaitra mieux quand le mur de terre sera monté...
En attendant, je me fais toujours la même réflexion que lorsque nous avons travaillé sur les plans avec l'architecte: ces baies vitrées amènent une telle lumière à l'intérieur, que le mur de masse va arrêter, absorber... Cela n'aurait-il pas été judicieux de laisser l'ensemble ouvert pour un ensoleillement direct ? La réponse est toujours la même: on n'aurait pas eu la même efficacité thermique...
Et pendant ce temps, le jardin ... est à l'abandon; on ne peut pas être partout ! Ce qui voudra bien pousser poussera; le maïs est minuscule, les salades sont enfouies, seuls les carottes tirent leur épingle du jeu... mais n'ont pas été démariées !
Il faut avouer que j'ai eu un gros coup de blues, fatigue couplée à une over-dose de recherches-hypothèses-prise de tête d'où nuits des sans sommeil... Pas joli le résultat !
Ca ira mieux quand je retravaillerai, je réfléchirai moins !
Y sont un peu fiers, vous trouvez pas ?