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vendredi 14 septembre 2012

Il était temps !

 Le 2 septembre, ce fut une belle fête... !


 

Rien n'y manqua !!! 

Le discours,

La pendaison de crémaillère et la bénédiction de la maison,

Le cadre champêtre et le beau temps,

L'orgue de barbarie et la danse tahitienne " i po i taï taï yé" pas vraiment locale...

La déco de circonstance,



















Les chanteurs,


L'abondance de mets,
La photo souvenir,

et l'on dansa jusqu'au bout de la nuit ! 
  


 Alors maintenant on peut dire que ça y est, le défi a été relevé: une nouvelle maison, pour nos 50 ans (et quelques)...
C'est pour nous l'occasion et le moment de re-re-dire un grand MERCI à toutes celles et tous ceux qui ont rendu possible cet exploit,  des constructeurs aux amis indéfectibles et souteneurs (de moral), des cuistots aux petites mains du dimanche (il y en a eu beaucoup, des mains et des dimanches de travail), sans oublier enfants, parents, frères, sœurs, neveux, nièces, amis, voisins, curieux, enfin tous ceux qui nous ont encouragés et soutenus, même sans y croire parfois !

Quel sera le prochain challenge ?

dimanche 25 décembre 2011

L'eau de pluie au robinet

 

















Quand elle n'inonde pas la cave, l'eau de pluie est toujours la bienvenue.
C'est pourquoi nous avions depuis longtemps décidé de l'utiliser dans la maison mais il nous fallait du temps pour étudier et concrétiser ce projet.
CHOSE FAITE !
Depuis quelques jours, elle coule au robinet et la maison est alimentée à 100% en eau de pluie. Hourra !
Pour ceux qui nous prédisaient les pires ennuis gastriques, je peux aujourd'hui affirmer, après 15 jours de recul, que les agapes de fin d'année sont bien plus nocives que l'eau du ciel !

L'installation n'a pas été aussi simple que prévu: solidité des bétons (murs de la cave) à percer, pièces de plomberie défectueuses à remplacer... Sébastien le plombier a eu beaucoup de fil à retordre ! Un savant cocktail d'obstination, de patience et de persévérance est finalement venu à bout des embûches rencontrées...

- 1ère étape: deux cuves béton de 5000 l chacune avaient été enterrées dès la construction en 2009. La capacité de stockage est donc de 10 000 l.


- 2ème étape: pose de la rehausse porte-filtre sur la première cuve. Ce premier filtre comprend une mousse et des sables qui retiennent les plus grosses particules.
- 3ème étape: l'eau est pompée dans la cave à l'aide d'une pompe de gavage immergée (car les cuves sont au même niveau que la cave où se situe l'installation). Elle passe dans deux filtres (à charbon et à sédiments) qui filtrent à 5 microns puis dans un stérilisateur à UV et est ensuite envoyée dans un réservoir tampon de 100 l.
Cette eau alimente toute la maison, eau chaude et eau froide (pas les WC puisque toilettes sèches ! ).
- 4ème étape: sous l'évier, une micro-filtration supplémentaire assure l'eau de boisson (charbons, sédiments, membrane UF).
C'est ensuite le petit robinet de gauche qui distribue l'eau "micro-filtrée" sur l'évier (photo du haut)...Le chantier est encore à découvert car nous avons eu d'autres urgences à gérer mais l'eau au robinet est douce (alors que la région est très calcaire), elle ne sent plus l'eau de Javel et nous sommes bien contents d'avoir concrétisé ce projet.


Reste à tester l'autonomie de notre installation lors de la prochaine sécheresse !

lundi 1 août 2011

Un an après...

Jour pour jour, voici un an que nous avons emménagé !

Les bilans énergétiques, thermiques... sont difficiles à faire car, dans l'urgence de la situation l'an dernier, nous avons tout simplement oublié de relever les compteurs (sous-compteurs de la ferme en fait) !
Nous pouvons seulement exprimer notre ressenti vis à vis du fonctionnement thermique: le confort d'une température régulière pendant l'hiver (malgré les accidents climatiques, neige...), notre petit poêle n'ayant guère été sollicité, la faible consommation de granulés (à préciser aussi pour les 12 mois à venir car la précédente livraison avait en autre servi à faire sécher la dalle) aidée par un printemps ensoleillé pendant lequel la "serre solaire" a parfaitement joué son rôle de chaudière, la très bonne tenue pendant l'épisode caniculaire de juin (jusqu'à 38°C) ou la température à l'étage a culminé à 26°C grâce aux 30 cm de ouate de cellulose et de laine de lin...

Du point de vue humain, nous nous sommes approprié la maison, nous y avons maintenant nos repères et un petit bout d'histoire déjà... Plus envie de faire marche arrière, alors que j'avais un très gros pincement au cœur l'an dernier à la même date en "abandonnant" la maison précédente !

On peut parler aussi de ce qui reste à faire: l'aménagement de l'étage n'est pas terminé; il reste des finitions et chacun sait que c'est très long à faire (surtout quand on a déjà une bonne dose de travail dans le compteur ! ); l'étanchéité à l'air doit être améliorée, ne serait-ce qu'en comblant les fissures entre bois et terre (pas la peine de faire de test d'étanchéité pour l'instant !)
Nous n'avons pas encore mis en œuvre le projet de filtration de l'eau de pluie mais les devis sont établis; avant l'automne, il faut terminer au moins une couche de peinture (à l'huile) sur tous les tableaux de fenêtre et, (ça, c'est pour le plaisir) maçonner le bassin devant la serre; un garage sur le côté, ce n'est pas très urgent...
De son côté, le jardin prend forme et j'avoue que j'y passe du temps, c'est mon péché mignon !
Il y manque quelques éléments hauts et seul le temps y remédiera, qu'il s'agisse d'arbustes ou de construction (murets de terre et/ou de silex...). De nombreuses boutures (toutes celles de rosiers ! ) n'ont pas survécu à la sécheresse et il faudra recommencer mais les annuelles occupent déjà bien l'espace.

Quant à la petite éolienne, c'est encore pour plus tard...!

vendredi 25 février 2011

Ennui ? Découragement ? Non, vieillissement !

Il est vrai que nous n'avançons plus beaucoup, ou du moins plus très vite, en tout cas d'après ce qui parait sur ce blog.
En fait, c'est surtout que nous accusons le coup après près de trois ans sans répit...
Nous avons tenu bon mais à présent on s'autorise un relâchement, alors que tout n'est pas terminé, loin s'en faut...
Comme je viens de souffler (symboliquement) mes 52 bougies, je m'autorise un petit conseil: une des principales leçons que je tire de notre aventure (en avouant que je n'aurais écouté aucun conseil en ce sens si on me l'avait donné ! ) : il faut être jeune pour se lancer un tel défi !
En paraphrasant une réplique de film, je peux dire: "une maison, à ton âge, on la bâtit, à mon âge, on l'achète"... en ajoutant immédiatement que je n'ai aucun regret de mon choix, juste des courbatures !Bon, malgré l'âge, la fatigue, l'hiver et le moral qui va avec, nous sommes toujours en route dans quelque chose; en ce moment, grâce à la très précieuse collaboration de notre ami Hugues, nous terminons (est-ce possible ?) les finitions E2P de la cage d'escalier et du palier: Enduit, Ponçage et Peinture. L'air de rien, si le devis du peintre consulté était juste, ça fait plus de 90 m2 de murs et plafond !!!
On croit que c'est terminé mais il y a toujours un petit trou à boucher quelque part, une baguette à poser, une porte à huiler, les fissures entre mur de terre et bois à colmater...
Mais c'est presque fait !
Par ailleurs, nous nous lançons enfin dans une recherche pour la potabilisation de l'eau de pluie.
Vendredi prochain, nous avons rendez-vous avec le technicien d'une entreprise spécialisée. Les 10 000 litres qui dorment dans les cuves de béton attendent les filtres et pompes qui les valoriseront et donneront à la pluie un attrait nouveau ...Post-scriptum: qui saurait identifier la bébête qui a laissé son empreinte près du poulailler avant d'y aller piquer les œufs ?

jeudi 6 janvier 2011

C'est la cata !

La neige, ça commençait à bien faire...
Elle n'a pas encore terminé de fondre et J-Luc est encore allé tirer un automobiliste coincé ce soir. Quand à moi j'ai fait un joli tête-à-queue sur la glace dans la cour de la ferme ce midi ...
On ne revoit de l'herbe que depuis hier où les températures sont redevenues positives.
Ce n'est pas pour autant qu'on est sorti d'affaire puisque les pluies torrentielles ont remplacé la neige . La terre n'en peut plus, l'argile est complètement gorgée d'eau; le puisard censé absorber le drainage est plein à ras-bord; résultat: la cave est inondée !10 cm d'eau et une argile gonflée à bloc alors que la veille encore, le sol était complètement fissuré. La chaudière a les pieds mouillés et on a dû l'éteindre.
Soit on s'esbaudit de la capacité qu'a l'argile à s'adapter aux variations d'hygrométrie, soit on pique une sérieuse déprime...Minuit, une pompe dans la cave, une pompe dans le puisard, et ce n'est pas terminé...
Dire qu'on l'avait si bien damé ce sol ! Tout à l'heure, j'ai eu un mal de chien à extirper mes bottes, après être descendue pour tracer des rigoles à la pioche afin que l'eau s'écoule vers le trou de pompage...
ca va être joli quand (si) ça va sécher !
En fait, l'eau a plusieurs origines:
1- l'infiltration le long du mur de cave qui ne donne pas sur l'extérieur et qui, semble-t-il, n'a pas été imperméabilisé. Le puisard étant plein, ça déborde à côté...2- le suintement le long des gaines qui amènent le courant, le téléphone... depuis le regard (mais le débit est très important aujourd'hui puisqu'on a dû mettre une poubelle de 100 l au-dessous !)

Il est1 heure du matin, on débranche la pompe pour la nuit et on va essayer de dormir sur une oreille...

lundi 21 décembre 2009

L'effet Copenhague

Y'a plus d'saisons ma bonne dame !
V'la t'y pas qu'y neige en décembre !
Normalement, on a bien quelques flocons, mais c'est au mois d'avril, pour le poisson, voire mai les bonnes années !
Du coup, comme il gèle bien, Jean-Luc termine ses tranchées, les creuser puis les reboucher...
Celle qui va alimenter en courant la remise:
et celle ( 6 m3) qui va drainer le trop-plein des cuves de récupération d'eau de pluie:
Un petit voyage en plaine pour aller chercher des cailloux
nous permet de voir d'un autre oeil le plateau picard et ses vallées...
En attendant, il fait sacrément froid dans la maison qui n'est pas encore totalement isolée ...
C'est du temps propice aux travaux qui réchauffent: nettoyage avant ponçage du plancher à l'étage, ponçage et préparation des supports (très variés !) dans la buanderie avant mise en couleur (ça réchauffe aussi ! ) et puis réflexion et programmation des chantiers à venir et des commandes à passer (avec beaucoup d'incertitudes en cette période de fêtes et de météo ... de saison ! )
Allez, encore une belle image, pour le plaisir:Une vue sur le tilleul dans la cour de notre actuelle maison (à 200 mètres de la nouvelle) pour la postérité:
Nous n'aurons plus jamais cette vue sur cet arbre majestueux, impressionnant en été comme en hiver...

dimanche 13 décembre 2009

Opération Shadock...

Et oui ! On pompe, on pompe!(note de la traductrice: "d'où qu'il est ? " en picard, ne signifie pas "d'où vient-il ?" mais plutôt "où est-il ?"; c'est la première expression que j'ai du décoder en arrivant ici, voilà 30 ans maintenant...)

Avant de mettre les cuves en service, il fallait les vider. Paradoxal ? Pas forcément ! Pour les nettoyer (terre et cailloux tombés lors de l'installation) et surtout pour vérifier l'étanchéité du joint entre les deux cuves, il fallait bien y descendre.Notre petite pompe aidée d'une pelle et d'une balayette ont fait l'affaire.
Le joint semble bien placé puisque l'eau que JL a fait couler entre les deux cuves ne s'est pas infiltrée mais a directement coulé vers le puisard quelques mètres plus loin...Et non, le ciel picard n'est pas toujours bleu !
Jolies gouttelettes de condensation sur le "plafond" de la cuve:

samedi 12 décembre 2009

Eau de pluie

La semaine passée, Jean-Luc s'est occupé de l'évacuation de l'eau de pluie. Je ne devrais pas dire "évacuation" puisqu'on ne cherche pas à s'en débarrasser, bien au contraire ! Il s'agit plutôt de guider l'eau s'écoulant de la toiture vers les cuves de récupération situées à l'arrière de la maison; donc enterrer des tuyaux le long de la maison, avec un regard à chaque descente et une pente douce pour permettre l'écoulement...
Le beau temps est de la partie, pas de gel, pas de pluie... En deux jours c'est fait.
Le dernier regard, celui qui recueille l'eau au nord, est posé sur des équerres de ferraille car le terrain a été creusé pour enterrer les cuves et il est encore trop instable.Reste maintenant à creuser pour installer le trop plein vers la pâture, et surtout à vider les cuves pour les nettoyer. Elles ne sont en place que depuis deux mois et contiennent déjà 40 cm d'eau sans que les descentes de gouttière n'y aboutissent ! Cela inquiète Jean-Luc: il n'a pas plu tant que ça cet automne et la pluie tombée sur la surface du couvercle ne peut pas expliquer toute cette eau. Des infiltrations ou des joints non étanches ???
Quant aux descentes de gouttière, j'ai trouvé des idées dans un magazine féminin mais ça n'a pas inspiré notre couvreur; c'est pourtant joli, non ?
J'aimerais bien entendre tomber la pluie sur cet immeuble ! Est-ce que quelqu'un sait où ça se trouve ?

mardi 15 septembre 2009

Pour la pluie qui ne vient pas

Deux cuves de 5000 l chacune sont arrivées !
Le trou qui était resté béant à l'arrière de la maison va enfin pouvoir être rebouché et ça tombe bien car fin septembre nous devrions attaquer la dernière phase des enduits extérieurs...

Après bien des palabres, nous sommes tombés d'accord sur la capacité de 10 000 l de stockage: j'en veux le plus possible et Jean-Luc pense toujours qu'il y en a trop ! Bien sur, la pluviométrie dans notre région est assez régulière (bien que cette fin d'été soit particulièrement sèche): 660 mm d'eau/an (soit 660 l/m2). Les amis belges nous conseillaient tous au moins 15 000 litres mais l'utilisation de toilettes sèches permet de minorer d'environ 30% la consommation d'eau.
Dans un livre (dont je n'ai malheureusement pas gardé les références) j'ai pu trouver une formule de calcul permettant d'évaluer la capacité C de la cuve en fonction de la pluviométrie annuelle P, de la surface S de captage (le toit) et du besoin annuel en eau B de la famille. Accrochez vous !

B= besoin en eau / an (constaté sur factures antérieures mais attention aux enfants qui grandissent !)

V= volume récupérable
V = P (précipitations annuelles en litres/m2)
x S (surface de la toiture en m2 en projection verticale au sol !)
x Cp (coefficient de perte: 0,9 pour des tuiles)

Nous pouvons maintenant évaluer la capacité de la cuve C
C= {(V+B) : 2} x (21 jours d'autonomie:365 j)

C'est moins compliqué à calculer qu'il n'y parait car le clavier ne permet pas d'écrire les fractions (ou bien je ne sais pas le faire...!)
Il faut surtout savoir définir l'autonomie souhaitée et c'est en partie fonction de la régularité des précipitations. Et comme tout se dérègle, on laisse un peu de mou et ça donne 10 000 litres pour nous !
Post-scriptum: ici un site qui explique le calcul du dimensionnement de la réserve d'eau

Passons maintenant de la théorie à la pratique: Pas facile à installer, surtout pour raccorder les deux cuves. Nous pensions au départ installer un système d'auto-siphon par le dessus mais en commandant les cuves on n'y a plus pensé et les cuves ont été percées au fond pour le raccordement avec un joint à triple lèvre... difficile à mettre en place si j'ai bien compris le résumé de la journée...

Une fosse nivelée avec tout-venant puis sable

Mise en place

Les deux cuves côte à côte en attente de scellement des rehausses avant rebouchage.
Jean-Luc doit maintenant étudier les différents raccordements à faire et le positionnement du (des) trop-plein (dans les rehausses).
Pas simple !
Pour finir, je ne peux que recommander le site très très très documenté de l'éco-l'eau: http://ec-eau-logis.over-blog.net/