lundi 31 août 2009

Colchiques dans les prés...

... C'est la fin de l'été !

Et oui, au moment ou nous atteignons la deux centième brique (le rythme ralentit c'est vrai !), nous atteignons également la fin du mois d'août !
Demain, reprise officielle; adieu le travail, vive le boulot !
Aujourd'hui, j'ai reçu l'aide très motivée de Lucile, qui guettait depuis plusieurs jours pour pouvoir venir "faire des briques". Elle m'avait déjà bien secondée lors de la pose du torchis et elle est revenue avec plaisir manipuler la terre.
Des briques signées qui auront certainement une place d'honneur dans le mur de la serre !

Notre fille Camille, revenue quelques jours faire relire son mémoire de fin d'études à la maison (si vous avez une offre d'emploi pour un master d'histoire de l'art, option gestion des sites du patrimoine, faites-moi signe !) à posé son regard sur le chantier en cours; quelques heures à genoux pour appliquer l'huile dure lui ont certes donné un point de vue personnel sur la terre cuite ...

La salle-salon-entrée est carrelée; restent le bureau-chambre de nos vieux jours à carreler et quelques joints à remplir ( puis à poncer !) ainsi que le Colozier à poser dans la cuisine...

mercredi 26 août 2009

Et pendant ce temps-là...

Lionel avance bien dans la pose du carrelage, malgré les problèmes que lui pose l'hétérogénéité des formats... Je le savais, c'est un champion !
L'heure est donc venue d'essayer l'huile dure avant le jointoiement.
On décide de faire l'essai sur une petite partie de la future cuisine.
1ère étape: le lavage. Il est rendu difficile par la rugosité de certains carreaux (résidus de cuisson, poussières de charbon ? Voir sur le site de la briqueterie le schéma du four Hoffman, très particulier ). Cela contribue à confirmer la nécessité d'un ponçage, même léger.2ème étape: application de l'huile dure. J'ai acheté 2,5 l d'huile dure Biopin pour 56 euros. Je l'ai déjà essayée sur les bois (portes intérieures). Le produit est très liquide et très facile à appliquer au pinceau. L'odeur d'agrumes est très agréable mais très persistante et devient entêtante si l'on reste dans la pièce. Elle disparait totalement au bout de deux jours.
J'ai vu qu'il existait d'autres marques d'huile dure: Biorox, Biofa, à base d'huile de soja ou de bois. Est-que leurs utilisateurs en sont aussi contents pour le même usage ?
L'huile révèle la variété des couleurs et les intensifie.

3ème étape: le jointoiement. Le mélange :1 vol de sablon pour 1 vol de chaux (NHL3,5 en principe mais NHL5 pour nous car il nous en reste beaucoup) est appliqué, étalé à la raclette puis essuyé.
Nous sommes rassurés: la chaux ne tache pas les carreaux. Certains sont même encore légèrement brillants (ça ne se voit pas sur la photo !).
L'investissement (ou la dépense ?) vaut vraiment le coup (et le coût !) compte tenu du travail qu'il y aurait eu si les carreaux avaient "bu" la chaux. Le carreleur ainsi que de nombreuses personnes dans notre entourage en ont fait l'amère expérience...
De nombreux échanges sur blogs ou forums ont lieu au sujet de l'intérêt de ces huile dures compte tenu de leur prix. Je peux juste en confirmer l'efficacité.

Le travail continue. Ce soir nettoyage et huilage de la partie "salle" et jointoiement demain...

mardi 25 août 2009

Voyage en pays de Somme...

Il nous fallait quelques jours de pause.
C'est en pays de Somme, au propre comme au figuré, que nous avons passé trois jours de repos mérités et surtout indispensables; la fatigue se faisait vraiment ressentir, la rentrée approche... et nous ne sommes pas au bout de nos peines !
La côte picarde, à 80 km de la maison, nous a donc offert ses attraits et surtout l'occasion de nombreuses heures de sommeil !Les jardins de l'abbaye de Valloires nous ont donné quelques belles idées botaniques qu'il va falloir mettre bientôt en œuvre dans le jardin ... à venir...
C'est toujours magique un jardin, que ce soit en rêve ou en réalité !

jeudi 20 août 2009

100 briques au soleil...

C'est évocateur , non ?

Et ça attire des convoitises ... !

Je tenterai bien aussi: "pour 100 briques, qu'est-ce qu'on peut avoir ? un demi mur ! "
Aller, plus que 150...

mardi 18 août 2009

2,50 mètres plus haut (ou presque...)

Il parait que c'est au pied du mur qu'on reconnait le maçon...
Avec la venue ce week-end de Marielle, future constructrice, nous étions trois maçons et le pisé a pris de la hauteur : il a atteint un premier sommet: le plafond !
Côté maison

Côté serre
Compte-tenu de la difficulté à damer en hauteur, et surtout sous un toit ou un plafond, nous allons continuer en briques d'adobe. Les premières sèchent pour l'instant sous la surveillance de Zora...Les fissures le long du poteau de bois se sont aggravées: côté maison, l'épaisseur est suffisante pour que la terre ne se détache pas du poteau; côté serre par contre, ça bouge davantage et ça aurait tendance à se décrocher par endroits. Je vais mouiller et combler les fissures pour voir ce que ça donne. Au pire, il faudra décrocher proprement toute la partie qui se situe devant les deux poteaux, côté serre. Ceux-ci resteraient alors apparents.
Maintenant on s'active aussi à l'étage: Papy et Jean-Luc (entre deux parcelles de féverolles à moissonner) clouent un beau plancher de mélèze commandé l'hiver dernier.
Je rebouche (il était temps !) les bas de mur avec des "bouchons" de paille trempés dans un lait de chaux épais. Difficile de décrire la configuration des lieux qui oblige à faire ça comme ça et maintenant; c'est le fruit de toute une histoire ! Mais j'ai encore pas mal de petits coins à boucher à la chaux. Ras-le-bol !

Et pendant ce temps, en bas, que fait Lionel ???
Il pose le carrelage, mais oui ! YOUPI !

Oui les carreaux ne sont pas homogènes, oui ils ne sont pas parfaitement plats, oui les joints sont irréguliers... mais qu'est-ce que c'est chouette !

jeudi 13 août 2009

Un manitou bien utile

Nous sommes partis de ça :

soit environ 300 l de terre + 10 l de paillettes de lin + 1/3 de ballot de foin
Pour faire ça:

Il nous fallait donc un bon coup de main:


video

Une heure de travail semi-mécanisé pour fabriquer le mélange pour une soixantaine de briques (qui demandera, lui, environ 6 heures de travail...

mercredi 12 août 2009

Point presse


Un an après le reportage consacré au chantier participatif pour la pose de la paille, le quotidien régional "Le Courrier Picard" a envoyé une journaliste pour voir où nous en étions. Et non, pas encore de crémaillère !
Résultat, une page entière dans le journal et l'occasion de nous rendre compte, grâce au recensement fait par l'association EMPREINTE, que le monde de la paille compte maintenant 6 projets en Picardie (deux dans chaque département) .

mardi 11 août 2009

Retour à la terre


Quel riche matériau que la terre ...

Nous continuons de monter le mur de pisé du fond de la serre solaire. Nous avons replacé le hublot, assez haut pour faire entrer un peu de lumière ans le passage derrière la serre. Pour l'instant, il est vrai que ce mur est bien sombre et ferait presque regretter ce barrage à la lumière qu'il constitue. Il ne faut absolument pas perdre de vue que c'est justement là son rôle: un piège à énergie solaire !
Une fois qu'il sera enduit puis certainement badigonné, on oubliera cette impression...

Lors de la construction de la charpente, les menuisiers ont monté ce hublot sur une ossature secondaire, en fait deux poteaux fixés au sol et en haut sur la charpente. Si nous y avions réfléchi un peu, nous aurions supprimé ces poteaux avant de monter le mur de pisé: non seulement ils nous gênent pour le travail mais en plus, ils créent au sein du mur une zone qui absorbe l'eau du pisé. Du fait, le mur se fend à cet endroit. Je ne pense pas que ça ait de grande conséquences pour sa solidité. L'avenir nous le dira !

Pour changer un peu et nous laisser le temps de réfléchir à la façon de monter le haut du mur (et à Jean-Luc de continuer ses menus travaux d'été en plaine...), nous sommes revenus à l'atelier "adobe" puisque les premières briques "expérimentales" sèchent bien et durcissent et se montrent convaincantes.

Au fait, adobe, torchis, c'est quasiment pareil ? Du point de vue composition en tout cas, on a dans les deux cas un mélange terre + végétal pour structurer + eau. Ensuite, c'est l'utilisation, c'est à dire la pose, qui diffère: le torchis se pose humide sur une ossature bois qui constitue l'ossature du mur et sur laquelle il va sécher (en se fissurant) , alors que les briques d'adobe vont être montées une fois sèches, comme des briques cuites, sans nécessité d'ossature, "collées " par un "coulis" de terre.
Nous destinons ces briques au mur de la serre solaire à l'étage car très honnêtement on ne se voit pas damer jusqu'à 4,50 mètres de haut, surtout sous un toit ... de verre !

Nous travaillons en grand format cette fois: avec le Manitou, Jean-Luc a mélangé environ 1/4 de m3 de terre avec du foin (env 1/3 de ballot) et de la paillette de lin (env 1/3 de sac) + de l'eau évidemment en roulant dessus dans tous les sens. Voila de quoi fabriquer à peu près une soixantaine de briques.
Ce n'est pas de tout repos mais c'est plaisant à faire. Bon, il en faut au moins 250 et je travaille à 10 à l'heure dans les meilleures heures...
Si j'ai des copines qui s'ennuient... (ou des copains ! )

video

vendredi 7 août 2009

Mur, encore, et toujours plus haut !

C'est très dur mais on monte toujours ! Nous sommes arrivés à quasiment la moitié ... du rez-de-chaussée ! (il faut monter à 4,50 mètres)
Je touche maintenant le plafond quand je suis grimpée sur le mur et en plus d'être épuisant, l'exercice fait maintenant mal au dos !
Jean-Luc quant à lui, doit échafauder pur pouvoir tasser car il n'est plus assez grand...
Il est rassuré quant à la solidité de l'ouvrage; c'est moi qui ai quelques doutes sur la solidité de la surface: la matière organique contenue dans la terre, même si elle est en faible quantité, risque de diminuer la cohésion du matériau (ah les cours d'agronomie sur le complexe argilo-humique, même s'ils remontent à 30 ans , je les ai retenus ! ). J'espère que ce ne sera qu'une fragilité de surface qu'un enduit (prévu en terre mais avec chaux s'il faut durcir un peu ??? ) viendra corriger...
Comment savoir ???
Nos outils fonctionnent uniquement à l'huile de coude !

En fin de journée, je prends le temps de faire un essai de fabrication de briques d'adobe, c'est à dire de briques réalisées à partir de terre mouillée et mélangée à des fibres végétales et moulées ( moule de 25 x 15 x 10). La sandale, c'est pour donner l'échelle !
Beaucoup de travail pour 5 grosses briques, sans allure le jeudi, car difficiles à démouler, avec un peu plus de tenue le vendredi après un remodelage...

S'il faut en faire des centaines comme ça, je n'ai plus le temps...
Malgré tout, on travaille dans la bonne humeur:
video

mardi 4 août 2009

Quelques centimètres de plus...



32 cm à deux personnes en deux heures, c'est à peu près notre moyenne journalière !
Le plus facile est fait: au ras du sol.

Monter le coffrage et surtout approvisionner en terre et tasser va être de plus en plus difficile. Heureusement, Jean-Luc a eu la bonne idée de démonter le hublot central, ce qui facilite la tache. La question à venir: comment faire pour damer la terre au-dessus de la fenêtre ?
Le dernier numéro de "La maison écologique" traite du pisé, mais au Portugal, un peu loin pour aller faire un tour mais c'est vraiment très impressionnant de voir la majesté d'une telle architecture ... J'ai vu également qu'était programmé un week-end de formation dans l'Orne mais fin septembre; ce sera trop tard !

Le torchis sur la remise est terminé et sèche très vite, soleil et faible épaisseur oblige ...Les portes fenêtres à petits carreaux récupérées chez Monique et recoupées ont fière allure ici !

dimanche 2 août 2009

Pisé, c'est parti !

Entendons nous bien: il ne s'agit pas ici d'expliquer "comment construire un mur en pisé" mais plutôt de faire un compte-rendu de notre expérience, dans une région où le pisé n'existe pas (sujet de recherche: pourquoi le torchis plutôt que le pisé ? présence du bois ? maisons plus petites ??? )
On en voulait, on l'a fait, on verra bien si ça tient ! (peu de risques puisque ce ne sont pas des mur porteurs ! ). Il s'agit du mur "de masse" entre la serre solaire et la maison, 24 cm d'épaisseur (déterminés par la largeur des poteaux de la maison).

1ère étape: coffrer; ici, ça se résume à deux bastaings tenus par des serre-joints.

2ème étape: remplir; de la terre ni mouillée ni sèche

3ème étape: tasser; les pieds, les outils, tout est permis...


4 étape: décoffrer et regarder; les strates sont régulières, la bordure parfois un peu friable, rien de grave.

On est content, on y reviendra !