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mercredi 29 septembre 2010

Premières impressions climatiques

Voilà bientôt deux mois que nous vivons dans la maison et nous pouvons partager nos premières impressions quant au rendu des matériaux, tout du moins sur notre ressenti.
La serre est une vrai étuve en été; ça, tout le monde s'en serait douté vu la quantité de vitrages et l'orientation plein sud. D'où l'importance de bien jouer avec le volet roulant en fonction de l'ensoleillement. J'ai quand même réussi à me faire piéger: j'ai expérimenté la cuisson de plantes vertes et c'est l'aechinanthus qui en a fait les frais, le lever de rideau lui ayant été fatal !Le plus drôle (quoique...) c'est que nous devons descendre le volet de la serre la nuit car nous sommes gênés par l'éclairage public, alors que nous habitons à 50 m de la rue ! En plein été, ce sera gênant pour la ventilation nocturne. Il faudra trouver un moyen d'occulter la lumière sans fermer le volet de la serre, avec des rideaux de tissu aux fenêtres entre serre et maison par exemple.
Par contre, les températures de septembre ayant nettement rafraichi, nous goûtons à la douceur qu'amène la serre grâce au mur de terre qui accumule la chaleur du jour; tout le monde a rallumé un peu de chauffage; nous, nous avons 20 à 22 degrés le soir ! (à condition que la journée ait été ensoleillée bien sûr...)
Pour l'eau chaude solaire, c'est pareil: nous tenons 3 jours maximum sans soleil; après, il faut un appoint (l'électricité tant que la chaudière n'est pas mise en route).Une qui apprécie bien, c'est la petite Rosalie, minuscule chaton orphelin, seule survivante de sa portée découverte... dans la paille, qui a trouvé sa place chez nous depuis une semaine. Malheusement, Grisouille, elle, n'apprécie pas du tout et fuit la maison depuis; c'est pas beau la jalousie !

lundi 31 mai 2010

Autour de la terre

image extraite du site de l'exposition

Pas le temps d'y aller, mais surement plein d'infos à glaner sur le matériau terre, ses caractéristiques et ses usages dans la construction: à l'exposition Ma terre première à la cité des sciences à Paris.
Dommage, ça se termine bientôt !
Le site Internet est plein de petites animations intéressantes.
C'est un peu tard pour la maison mais nous avons encore plein de projets pour l'aménagement extérieur !Ce magnifique pisé me ferait presque regretter d'avoir "caché" le nôtre derrière un enduit mais il n'était pas si joli et manquait de cohésion par endroits...

dimanche 28 février 2010

Enduits intérieurs, suite...

Encore quelques brouettes de terre ce week-end, entre autres activités !C'est le mur de pisé, coté intérieur de la maison, qui a reçu une sous-couche là où viendra ensuite le gris-souris. On aurait pu mettre une seule couche puisque sur ce mur, pas de problème de fissuration vu qu'il n'y a pas de bois dans la structure comme dans le torchis; par contre, il y a trop d'irrégularités de surface (creux et bosses) et nous avons très peu d'enduit gris; la sous-couche est donc posée pour niveler l'ensemble avant la finition.Sur le mur ouest par contre, une seule couche, bien épaisse et bien talochée, que je badigeonnerai ensuite pour blanchir cette belle teinte béton (mauvais mélange de sable).
Avant, après...
Une visite chez des amis hier m'a fait découvrir toutes sortes de finitions et de patines sur de la chaux, notamment à la cire, et j'ai hâte d'essayer !

mardi 23 février 2010

Pisé, terminé !

Bouchage, grattage, fignolage... les finitions, même sur un matériau "rustique" s'avèrent longues à réaliser !
On croit avoir terminé et mince ! encore un trou ici ! une fissure là !

En fait, il fallait mettre à niveau avant enduisage (ce mot existe-t'il ?) entre pisé et briques de terre, ou bien entre pisé et bois, et surtout jointoyer le haut des murs qui, moins tassés que le bas, s'était davantage tassé et décollé des poteaux...
Le problème avait commencé à se poser sous l'œil de bœuf, là où la terre n'adhérait pas au bois de la structure...
Il avait fallu ouvrir le long de la fissure pour fixer une baguette jouant le rôle de joint de dilatation et qui sera plus tard recouverte d'un... couvre-joint !

Il ne restait "PLUKA" boucher avec un mélange de terre et de chaux, suivant une idée lue sur le blog "Et pisé beau" pour faire un matériau de "restauration" plus dur et plus adhérent, les essais datant de plus d'un mois semblant concluants.

Tout est prêt maintenant pour recevoir l'enduit de finition (le gris béton ?), après quelques jours de séchage..

dimanche 14 février 2010

De briques et de broc

Avec les dernières briques de terre,
des boudins de foin enrobé de terre ,
des morceaux de brique découpée (les restes)
on a fini par le fermer ce mur de pisé entre la salle et la serre !
Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour que le séchage se fasse sans trop de surprises (et de fissures...) pour envisager l'enduit final !

samedi 6 février 2010

Le pisé manquant

Le mur de terre à l'étage est enfin monté et nous allons pouvoir terminer l'isolation des rampants et par la suite l'isolation du plafond de l'étage (en ouate de cellulose).Une ouverture supplémentaire a été laissée et sera vitrée pour profiter de la lumière de la serre.

C'est en bas que le bât blesse: voyez ces ouvertures au-dessus et à côté de l'oeil de boeuf :

Vue de la serre

Vue de l'intérieur
On n'a pas pu monter le pisé plus haut et c'est là que vont aller les vingt-deux dernières briques.... quand elles seront sèches !
Mon papa est revenu aider et s'occupe cette fois de carreler la douche du bas: motif simple mais pas mal de découpes et de m2 et en plus il fait très froid dans la maison (signe qu'elle est bien isolée ? Il fait plus doux dehors que dedans ! )

Maintenant il y a urgence à réfléchir à l'emplacement des divers éléments de la salle de bains de l'étage; moi qui croyait qu'on voyait ça à la fin, comme des éléments de décor ! Où sera le meuble ? Les robinets ? Largeur de la douche ?
Et les radiateurs à l'étage ! Combien ? Où ? On est vraiment des novices...

Mais c'est aussi là un des points faibles de notre projet: le calcul du besoin de chauffage. Nous faisons tout comme pour une maison conventionnelle bien isolée, sans tenir compte de l'apport de la serre, que nous ne savons pas chiffrer, ni nous ni les plombiers chauffagistes traditionnels...

vendredi 5 février 2010

Retour à la terre (bis? ter ?)

Et oui, quand on aime, on y revient !
Finalement, nous avons pesé le pour et le contre de toutes les solutions pour finir de boucher le mur de pisé; vu la température, le délai de séchage serait très long en cette saison si nous faisions du torchis ou de la terre allégée directement en place. Quant au pisé, quasiment impossible compte-tenu des emplacements.
Donc, retour à la case "briques d'adobe" mais pour que ça sèche, j'ai fait tout ça dans la maison (l'actuelle). Je ne raconte pas la terre et la boue dans la maison, la manipulation et le remplissage des auges entre chaises et buffet...
Finalement, la vingtaine de brique est là, près du radiateur; Grisouille, très dubitative, veille au grain !
Dès que je pourrai les manipuler, elles seront placées à chant sur une palette pour une meilleure ventilation. Il faudrait pouvoir les mettre en place le plus vite possible pour terminer ce satané mur (promis, je vais penser à le prendre en photo ce week-end)...
Deux ou trois semaines de séchage ?

lundi 1 février 2010

Une Christine par-ci, une Christine par-là...

Jean-Luc est décidément bien entouré !Une Christine pour lui passer les briques, l'autre pour faire les joints, nous faisons bonne équipe.
Le mur de la serre est presque terminé et les 300 briques d'adobe (c'est plus joli que "brique de boue" comme j'ai pu le lire récemment) seront tout juste suffisantes (pose de la 300ème prévue dans la semaine, quand Jean-Luc aura un moment). Je pourrais en refaire quelques unes mais ça ne sècherait pas en cette saison. D'ailleurs, le mur de pisé monté à l'automne, pourtant situé dans la serre, est encore tout humide et même recouvert d'une fine pellicule grisâtre, champignons hivernaux qui disparaitront avec le soleil printanier et le séchage...
Les derniers trous à boucher (le haut du mur au rez-de-chaussée) seront donc fermés en torchis.

dimanche 29 novembre 2009

On ferme !

Du plaisir, toujours du plaisir !
Le matériau terre est vraiment très agréable à manipuler; en plus, le résultat obtenu est solide, sain, peu onéreux; que demander de plus ?
Les briques d'adobe (24 x 12 x 6 cm soit 5,5 kg chaque ) doivent parfois être coupées à la disqueuse et laissent apparaitre leur contenu variable dont les silex qui m'ont si bien coupé les mains au début que je me suis résignée à travailler avec des gants ! :
Nous fermons peu à peu le haut de la serre tandis que le mouron tente une levée sur le mur de pisé encore humide juste au-dessous...Jean-Luc pose, je fignole les joints, nous sommes contents !Côté intérieur, à l'étage, ce sera certainement enduit (de terre !) car les briques sont de très inégale dimension et le résultat est moins joli...
En bas, le mur de torchis recouvert d'une première couche d'enduit terre-sable-paillettes attend sa deuxième couche et commence à fissurer

Ce matin, juste le temps d'appliquer une première couche d'enduit gris sur le petit mur entre serre et cuisine:
Dehors, je commence à penser au printemps: une bâche de récupération prépare le désherbage d'un petit coin pour des plantations; un petit pêcher a même été planté: il a passé plus d'un an dans son pot en attendant de trouver sa place; il était temps de penser à lui !

jeudi 5 novembre 2009

Un petit mur qui monte, qui monte, qui monte...

On n'abandonne pas le pisé aussi facilement !
Le premier mur nous a certes donné du fil a retordre: c'était le plus long et le plus large; c'est surtout le fait qu'il soit traversé de montants en bois qui nous a causé beaucoup de soucis (mauvaise tenue de la terre au séchage le long du bois d'où la nécessité d'un bricolage-rafistolage qui permettra de poser un couvre-joint sur la fissure inévitable...)
Le mur ouest de la serre est plus petit: 2 m de large sur 20 cm d'épaisseur mais nous fatiguons et la terre est maintenant très humide; on ne peut monter qu'une banche à la fois et elle se rétracte beaucoup au séchage...

Les parpaings nous servent... pour échafauder !
Quel courage avaient nos aïeux à monter ainsi des maisons entières !

Quant à nous, nous allons maintenant "attaquer" le montage du mur à l'étage en briques de terre crue, les fameuses "300" de cet été ...

mardi 18 août 2009

2,50 mètres plus haut (ou presque...)

Il parait que c'est au pied du mur qu'on reconnait le maçon...
Avec la venue ce week-end de Marielle, future constructrice, nous étions trois maçons et le pisé a pris de la hauteur : il a atteint un premier sommet: le plafond !
Côté maison

Côté serre
Compte-tenu de la difficulté à damer en hauteur, et surtout sous un toit ou un plafond, nous allons continuer en briques d'adobe. Les premières sèchent pour l'instant sous la surveillance de Zora...Les fissures le long du poteau de bois se sont aggravées: côté maison, l'épaisseur est suffisante pour que la terre ne se détache pas du poteau; côté serre par contre, ça bouge davantage et ça aurait tendance à se décrocher par endroits. Je vais mouiller et combler les fissures pour voir ce que ça donne. Au pire, il faudra décrocher proprement toute la partie qui se situe devant les deux poteaux, côté serre. Ceux-ci resteraient alors apparents.
Maintenant on s'active aussi à l'étage: Papy et Jean-Luc (entre deux parcelles de féverolles à moissonner) clouent un beau plancher de mélèze commandé l'hiver dernier.
Je rebouche (il était temps !) les bas de mur avec des "bouchons" de paille trempés dans un lait de chaux épais. Difficile de décrire la configuration des lieux qui oblige à faire ça comme ça et maintenant; c'est le fruit de toute une histoire ! Mais j'ai encore pas mal de petits coins à boucher à la chaux. Ras-le-bol !

Et pendant ce temps, en bas, que fait Lionel ???
Il pose le carrelage, mais oui ! YOUPI !

Oui les carreaux ne sont pas homogènes, oui ils ne sont pas parfaitement plats, oui les joints sont irréguliers... mais qu'est-ce que c'est chouette !