samedi 11 février 2012

L'effet de serre... solaire

C'est par les grands froids de février que nous (re)découvrons les bienfaits de la "serre solaire", d'autant plus que ce froid s'accompagne assez souvent d'un ciel dégagé, condition indispensable à "l'effet de serre".
Depuis le début du mois, les températures sont négatives, même le jour. Depuis une semaine, on atteint moins onze à moins douze le matin, moins quatre à moins cinq l'après-midi ! La neige tient bon mais le manteau n'est pas très épais...Dans la serre, la température fait le grand écart (ce que les plantes n'apprécient pas particulièrement...): il y fait 2-3degrés le matin mais dès que le soleil pointe son nez, la température grimpe très vite jusqu'à 30 degré le midi. C'est le moment d'ouvrir en grand les deux portes et les fenêtres à l'étage pour que l'air chaud pénètre et circule dans la maison.
La chaleur est également emmagasinée dans les murs de terre (pisé en partie basse, briques d'adobe en hauteur) qui vont la restituer quelques heures plus tard ce qui limitera le refroidissement nocturne.
Nous sommes vraiment satisfaits de l'avoir construite, sur les recommandations de Claude Barry, notre architecte. Ce fut un investissement financier important (coût des baies vitrées) et un surcroît de travail (pour une surface qui n'est pas à proprement parler "habitable"). Je craignais également que les murs de terre du fond de la serre, capteurs d'énergie, soient aussi des remparts contre à la lumière pour la pièce à l'arrière. En fait, les ouvertures sont suffisamment nombreuses pour que la maison reste claire.
Nous apprécions donc beaucoup cet espace tampon entre le dehors et le dedans et nous en profitons beaucoup à la mi-saison. Les chats aussi !

dimanche 25 décembre 2011

L'eau de pluie au robinet

Quand elle n'inonde pas la cave, l'eau de pluie est toujours la bienvenue.
C'est pourquoi nous avions depuis longtemps décidé de l'utiliser dans la maison mais il nous fallait du temps pour étudier et concrétiser ce projet.
CHOSE FAITE !
Depuis quelques jours, elle coule au robinet et la maison est alimentée à 100% en eau de pluie. Hourra !
Pour ceux qui nous prédisaient les pires ennuis gastriques, je peux aujourd'hui affirmer, après 15 jours de recul, que les agapes de fin d'année sont bien plus nocives que l'eau du ciel !

L'installation n'a pas été aussi simple que prévu: solidité des bétons (murs de la cave) à percer, pièces de plomberie défectueuses à remplacer... Sébastien le plombier a eu beaucoup de fil à retordre ! Un savant cocktail d'obstination, de patience et de persévérance est finalement venu à bout des embûches rencontrées...

- 1ère étape: deux cuves béton de 5000 l chacune avaient été enterrées dès la construction en 2009. La capacité de stockage est donc de 10 000 l.


- 2ème étape: pose de la rehausse porte-filtre sur la première cuve. Ce premier filtre comprend une mousse et des sables qui retiennent les plus grosses particules.
- 3ème étape: l'eau est pompée dans la cave à l'aide d'une pompe de gavage immergée (car les cuves sont au même niveau que la cave où se situe l'installation). Elle passe dans deux filtres (à charbon et à sédiments) qui filtrent à 5 microns puis dans un stérilisateur à UV et est ensuite envoyée dans un réservoir tampon de 100 l.
Cette eau alimente toute la maison, eau chaude et eau froide (pas les WC puisque toilettes sèches ! ).
- 4ème étape: sous l'évier, une micro-filtration supplémentaire assure l'eau de boisson (charbons, sédiments, membrane UF).
C'est ensuite le petit robinet de gauche qui distribue l'eau "micro-filtrée" sur l'évier (photo du haut)...Le chantier est encore à découvert car nous avons eu d'autres urgences à gérer mais l'eau au robinet est douce (alors que la région est très calcaire), elle ne sent plus l'eau de Javel et nous sommes bien contents d'avoir concrétisé ce projet.


Reste à tester l'autonomie de notre installation lors de la prochaine sécheresse !

jeudi 24 novembre 2011

Travaux d'été, épisode 3: l'accès par le jardin

L'été, en novembre ?
Et pourquoi pas ?
En fait, vous l'aurez compris, je n'ai pas pris le temps de montrer et raconter le troisième grand chantier de l'été, qui s'est poursuivi jusqu'en octobre, c'est à dire la confection de confortables allées pour inviter à traverser le jardin pour arriver à la maison.
Un petit rappel au préalable: la maison est implantée au fond d'un terrain et en biais par rapport à ce terrain déjà biscornu...
Il s'agissait donc d'inviter le visiteur piéton (car l'automobiliste a la fâcheuse tendance à entrer jusque dans la cuisine avec sa voiture...) à prendre le chemin de traverse plutôt que la voie cailloutée des véhicules. Une image s'impose (cliquer dessus pour agrandir ):
Il me fallait donc des allées attrayantes et confortables. Après de longues cogitations et essais (l'hiver sert à ça entre autres), les ficelles bleues placées sur le terrain furent remplacées par un chemin sur la terre décapée. Une bande de géotextile au fond puis remplissage avec du bois broyé acheté chez un agriculteur voisin, et hop, voilà de jolies allées !
... et bien non, pas si facile ! Il fallait aussi placer les bordures...
Une escape en Belgique au printemps m'avait fait découvrir en jardinerie des rouleaux d'"ECOLAT" vendus à l'origine pour réaliser des bordures de bassin; le matériau (difficile d'en connaitre exactement la composition car c'est un recyclage de...?) flexible et de grande longueur (rouleaux de 25 ml sur une hauteur de 14 ou 20 cm) semblait parfait pour mes longues allées et pour un coût équivalent à des bordures béton (soit environ 2€/ml).

N'en ayant ramené qu'un rouleau, pour essayer, et n'en ayant pas trouvé autour de chez moi, j'ai dû commander les autres et les faire livrer, ceci étant toujours moins onéreux qu'un aller-retour en Belgique ...
Et c'est mon gentil facteur qui s'est coltiné l'encombrant et très lourd colis !
Il ne restait plus qu'à s'y mettre...

1ère étape, le décapage: la fraise de Mr Gaucherelle en mai plus l'énergie d'Alice en septembre nous ont permis de creuser suffisamment afin d'enterrer les futures allées;

2ème étape: pose du géotextile (en négociant les virages et les carrefours) selon 2 méthodes: à l'extérieur des bordures pour la première allée, à l'intérieur pour la deuxième (plus rapide !).
3ème étape: le remplissage,sur environ 10 cm d'épaisseur; partie de plaisir à côté du reste !!! Je ne sais pas d'où était issu le bois qui a été broyé mais nous avons trouvé de drôles de larves dedans; quelqu'un connaitrait-il cette bébête ?



Restait à ajouter quelques dalles d'ardoise en "pas japonais" sur la pelouse pour relier les allées bois à l'entrée de la maisonpour profiter du jardin qui explosait de formes et de couleurs !

Que ce soit en automne, ou bientôt en hiver, ces allées permettent une promenade au sec - même si on trouve toujours une herbe par-ci par-là à arracher en mettant les pieds dans la plate-bande) et qui sait les visiteurs piétons prendront-ils l'habitude de l'emprunter ?

mardi 4 octobre 2011

une visite, porte-bonheur ?


S'est il égaré ?
A t-il trouvé la maison attractive ?
Toujours est-il qu'un beau matin, Monsieur l'écureuil s'est perché au faitage sans en bouger jusqu'au soir...
Sans doute les habitants étaient-ils trop remuants à son goût !

mardi 30 août 2011

Travaux d'été, épisode 2: la peinture...à l'huile

Au menu de cet été, les peintures extérieures.
Le plus difficile, c'est de trouver une période chaude et sans pluie car la peinture à l'huile, même si ce n'est pas si difficile, c'est très long à sécher et sur un entourage de porte, je ne vous explique pas le nombre de gestes catastrophiques en perspective !

Donc des précautions s'imposent:Alice nous prête ses bras pendant quelques jours et ça a bien avancé grâce à son aide !
Dans l'ordre des opérations à effectuer:
LE PONÇAGE: (la petite ponceuse d'angle à batterie a bien travaillé !)

LE BALAYAGE:
L'HUILAGE DES APPUIS :
Je voulais huiler les appuis (en chêne) en premier pour qu'ils soient protégés vis à vis des gouttes de peinture qui pourraient tomber dessus lors de la phase suivante. On voit que l'huile a bien fusé sur les montant verticaux. Il vaut mieux ça que l'inverse (la peinture rouge qui fuserait sur les appuis...)
Quant tout est prêt et nettoyé, on passe à l'application de la peinture fabriqué précédemment (cocktail de pigment écrasé dans l'huile de lin (cuite, berk ça pue, il y a 2 ans) et de quelques gouttes de siccatif). Je suis la recette de "La Marchande de Couleurs" mais je n'ai pas d'indications précises sur le rapport pigment/huile et celle que j'ai faite l'an dernier poudre un peu. Pas assez d'huile je pense, et en plus elle avait été appliquée en octobre, par temps trop froid... Je dois perfectionner ma recette ! ... A moins que quelqu'un sur cette toile n'ait de judicieux conseils à me donner ?

Voilà l' AVANT :
PENDANT:
APRÈS :
Ça nous plait beaucoup !
Et pour le repos, le banc y est passé aussi (admirez la pose ! ):

vendredi 19 août 2011

Notre nouvelle série: travaux d'été - Episode 1: un petit coin de bonheur

En travaux depuis quelques semaines(voire quelques mois), ce petit coin à l'étage avait été abandonné en attente ... de temps pour s'en occuper.
Comme il est plus rapide de terminer une pièce de 1 m2 (environ) qu'une pièce de 15 m2, le projet champêtre fut assez rapidement finalisé; il faut dire qu'il avait eu le temps de mûrir !
Toilettes sèches itinérantes achetées au tout début du chantier (puis remisées car le trône avait pris sa place en bas), quelques "branches" de liège greffées à un "tronc" de douglas, des cartes postales et images diverses découpées et nous voilà transporté pour un moment au pied de mon arbre ...

lundi 1 août 2011

Un an après...

Jour pour jour, voici un an que nous avons emménagé !

Les bilans énergétiques, thermiques... sont difficiles à faire car, dans l'urgence de la situation l'an dernier, nous avons tout simplement oublié de relever les compteurs (sous-compteurs de la ferme en fait) !
Nous pouvons seulement exprimer notre ressenti vis à vis du fonctionnement thermique: le confort d'une température régulière pendant l'hiver (malgré les accidents climatiques, neige...), notre petit poêle n'ayant guère été sollicité, la faible consommation de granulés (à préciser aussi pour les 12 mois à venir car la précédente livraison avait en autre servi à faire sécher la dalle) aidée par un printemps ensoleillé pendant lequel la "serre solaire" a parfaitement joué son rôle de chaudière, la très bonne tenue pendant l'épisode caniculaire de juin (jusqu'à 38°C) ou la température à l'étage a culminé à 26°C grâce aux 30 cm de ouate de cellulose et de laine de lin...

Du point de vue humain, nous nous sommes approprié la maison, nous y avons maintenant nos repères et un petit bout d'histoire déjà... Plus envie de faire marche arrière, alors que j'avais un très gros pincement au cœur l'an dernier à la même date en "abandonnant" la maison précédente !

On peut parler aussi de ce qui reste à faire: l'aménagement de l'étage n'est pas terminé; il reste des finitions et chacun sait que c'est très long à faire (surtout quand on a déjà une bonne dose de travail dans le compteur ! ); l'étanchéité à l'air doit être améliorée, ne serait-ce qu'en comblant les fissures entre bois et terre (pas la peine de faire de test d'étanchéité pour l'instant !)
Nous n'avons pas encore mis en œuvre le projet de filtration de l'eau de pluie mais les devis sont établis; avant l'automne, il faut terminer au moins une couche de peinture (à l'huile) sur tous les tableaux de fenêtre et, (ça, c'est pour le plaisir) maçonner le bassin devant la serre; un garage sur le côté, ce n'est pas très urgent...
De son côté, le jardin prend forme et j'avoue que j'y passe du temps, c'est mon péché mignon !
Il y manque quelques éléments hauts et seul le temps y remédiera, qu'il s'agisse d'arbustes ou de construction (murets de terre et/ou de silex...). De nombreuses boutures (toutes celles de rosiers ! ) n'ont pas survécu à la sécheresse et il faudra recommencer mais les annuelles occupent déjà bien l'espace.

Quant à la petite éolienne, c'est encore pour plus tard...!