Affichage des articles dont le libellé est murs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est murs. Afficher tous les articles

samedi 30 janvier 2016

ça casse ... et ça passe !

Cette semaine, temps calme et regain d'énergie grâce à la présence d'un jeune stagiaire très courageux:  nous nous sommes enfin attaqués, et c'est peu de le dire, au démontage du mur de la rue pour y ouvrir notre future entrée. Jusqu'à présent, nous accédions à la maison soit par la pâture d'à côté, par temps sec, soit par la ferme, et l'allée tracée jusqu'au mur posait souvent question à nos visiteurs !
L'été dernier, les maçons avaient tracé une entaille à la disqueuse de chaque côté d'une ouverture de 4 mètres (une fois les piliers construits, nous devrions avoir un passage de 3,50 m) .
On aurait pu lancer le Manitou à l'assaut et faire tomber le mur en un clin d’œil mais... on va avoir besoin de ces briques pour construire ensuite les piliers !
Il fallait donc, patiemment, lentement ( les vieux mortiers sont parfois très solides !) démonter les briques une à une au burin et au marteau, puis les nettoyer avant de les ranger en les triant (face longue, face courte) pour préparer le travail du maçon.
Le nettoyage avait été commencé (l'an dernier...) au Karcher mais c'était très long, peu efficace et ça gorgeait les briques d'eau, ceci étant risqué par temps de gel potentiel.
L'achat d'un disque de surfaçage monté sur la disqueuse a grandement facilité le travail: beaucoup de poussière mais une efficacité redoutable !
Restait à avoir la patience de répéter ces gestes sur près d'un millier de briques ... et l'affaire était dans le sac !
Hier, j'ai été la première à emprunter ce nouveau passage... à vélo après que J-Luc, de retour de réunion, ait lui aussi apprécié, à pieds, le résultat de nos trois jours de travail !
 
Quel soulagement ! Il faut dire que nous redoutions ce chantier, fastidieux et épuisant  pour le dos et les bras.
La présence et la persévérance d'Aurélien ont été notre source de jouvence et nous le remercions encore !

 





dimanche 4 mars 2012

La terre dans tous les coins

Vive la pluie !
Heureusement qu'elle est là ! D'abord parce qu'on en manque, déjà; ensuite parce qu'elle nous empêche d'aller dehors (la plantation de la haie attendra encore un peu).
Si bien qu'enfermés, on ne peut s'empêcher de... travailler ... et de fignoler les finitions.
Et aujourd'hui, grande victoire: fin de la pose des plinthes à l'étage? Hourra !!!
Ça signifie aussi que nous avons terminé les murs, les placards, les baguettes, les trous à boucher par-ci par-là.
La terre est un matériau formidable pour remédier à ces petits problèmes: on remouille le mélange, une truelle langue de chat (joli nom !) et à plat ventre s'il le faut, le trou est bouché !
D'ailleurs, heureusement qu'on n'avait pas encore fait de test d'étanchéité à l'air car qu'est ce qu’on découvre comme passages d'air au raz du plancher !
Les murs de paille, enduits de chaux par la main de l'homme, ont qualités (beauté, perspirance) et défauts: la planéité n'est pas parfaite et c'est au contact des plinthes qu'on en souffre le plus:
Là aussi, la terre ressort du seau (pas trop d'eau surtout, pour ne pas faire pire que mieux avec le bois) et corrige le problème: ni vu, ni connu !

Un matériau bien pratique aussi: le joint acrylique; moins écolo que la terre mais plus plastique, il défie les fissures entre bois et terre justement. Je m'en sers pas mal au raz du sol ou pour l'étanchéité le long des poteaux de la structure. Deux cartouches pour toute la maison, je n'ai pas eu la main lourde !

Reste à ranger (enfin), nettoyer (poussière et sciure de l'atelier à l'étage) et nous pourrons bientôt découvrir enfin le beau plancher de mélèze qui attend sous le papier depuis deux ans !

jeudi 9 septembre 2010

J + 39: Trouver ses marques...

Voilà plus d'un mois que nous habitons la maison et nous commençons à trouver de nouveaux repères, même si parfois la voiture se trompe encore de chemin en rentrant du boulot !
(rappel: nous avons déménagé de 100 mètres ! )
La reprise des activités professionnelles -et la grande fatigue accumulée pendant l'été- ne laisse plus beaucoup de temps aux aménagements mais nous bricolons encore de droite et de gauche pendant les week-ends.
Du côté de l'assainissement, tout semble fonctionner: les plantes commencent à prospérer; seul hic, la terre très très argileuse du sous-sol est quasiment imperméable et le drain rempli de silex prévu pour l'infiltration de l'eau est constament plein. Jean-Luc décide donc d'employer les grands moyens et enterre à l'extrémité du drain deux buses -de récupération- remplies de silex sur 2 m de profondeur à la limite entre terrain et pâture pour tenter d'obtenir une meilleure capacité de drainage... A suivre ...

A l'intérieur, c'est une autre histoire; il faut faire un trou dans un mur en paille pour faire sortir le tuyau d'extraction de la hotte de cuisine en passant par la buanderie; et bien c'est pas si simple ! Nous ne pouvions pas le prévoir à la construction car on ne savait pas ce que l'on mettrait ni où. J'ai cherché d'autres solutions d'extraction (plafond, recyclage...) mais rien de satisfaisant ou trop cher-trop compliqué. Donc le trou ! Avec une bonne petite scie (ma petite scie à branches de jardin) et un peu de patience, Jean-Luc nous a fait ça parfaitement; évidemment, il a bien rencontré un bois par ci-par là dans la paille, mais rien de méchant. Nous attendons maintenant de recevoir le tuyau blanc commandé pour boucher et colmater tout ça... et mettre la hotte en service !

dimanche 28 février 2010

Enduits intérieurs, suite...

Encore quelques brouettes de terre ce week-end, entre autres activités !C'est le mur de pisé, coté intérieur de la maison, qui a reçu une sous-couche là où viendra ensuite le gris-souris. On aurait pu mettre une seule couche puisque sur ce mur, pas de problème de fissuration vu qu'il n'y a pas de bois dans la structure comme dans le torchis; par contre, il y a trop d'irrégularités de surface (creux et bosses) et nous avons très peu d'enduit gris; la sous-couche est donc posée pour niveler l'ensemble avant la finition.Sur le mur ouest par contre, une seule couche, bien épaisse et bien talochée, que je badigeonnerai ensuite pour blanchir cette belle teinte béton (mauvais mélange de sable).
Avant, après...
Une visite chez des amis hier m'a fait découvrir toutes sortes de finitions et de patines sur de la chaux, notamment à la cire, et j'ai hâte d'essayer !

mercredi 24 février 2010

Enfin, le gris nous sourit !


Il faut dire qu'il nous en a fait voir ce mur !
En torchis à l'origine, nous voulions le recouvrir d'un enduit de terre. Sur la première face enduite, côté chambre-bureau, la couleur de l'enduit choisi chez Dewulf s'est révélée très "béton"... et il se fissurait à l'endroit des bois de l'armature du torchis. Je l'ai donc peint, et ça c'est une aventure (pas terminée) que je raconterai plus tard... quand je m'en serai sortie !
L'enduit sur le mur côté salle a donc été posé en deux couches mais pour éclaircir la couleur, j'ai tenté l'adjonction de chaux aérienne (3 boites de conserve 1/4 pour un sac d'enduit) plus un petit sachet de paillettes de mica pour la réverbération de la lumière.Et bien finalement, c'est pas mal du tout ! Du moins nous sommes très contents du résultat: une couleur claire et, après un léger frottage, la brillance du mica qui commence à apparaitre (ce n'est pas flagrant sur l'image, très difficile à rendre...).
Voyez-vous ces petites étoiles de lumière ?

De son côté, Jean-Luc a joué avec ses nouvelles scies ... et les pièces de bois ramenées de chez Brico-Machin pour nous faire une rambarde pour la cage d'escalier. Joli travail !Une heure par-ci, deux heures par-là, je ponce (berk!) et je peins (chouette!) les plafonds du rez-de-chaussée.Les cinquante ans ne sont pas loin, il va falloir fêter ça un de ces jours !

lundi 1 février 2010

Une Christine par-ci, une Christine par-là...

Jean-Luc est décidément bien entouré !Une Christine pour lui passer les briques, l'autre pour faire les joints, nous faisons bonne équipe.
Le mur de la serre est presque terminé et les 300 briques d'adobe (c'est plus joli que "brique de boue" comme j'ai pu le lire récemment) seront tout juste suffisantes (pose de la 300ème prévue dans la semaine, quand Jean-Luc aura un moment). Je pourrais en refaire quelques unes mais ça ne sècherait pas en cette saison. D'ailleurs, le mur de pisé monté à l'automne, pourtant situé dans la serre, est encore tout humide et même recouvert d'une fine pellicule grisâtre, champignons hivernaux qui disparaitront avec le soleil printanier et le séchage...
Les derniers trous à boucher (le haut du mur au rez-de-chaussée) seront donc fermés en torchis.

mardi 15 décembre 2009

On calfeutre le cocon

Côté isolation, ça commence à bien bouger, samedi après samedi... et pas toujours confortablement !Le plafond a été fermé, par du placo, toujours pour des raisons budgétaires.Ci-dessus le côté ouest, vers notre chambre.
Ci-dessous le côté est, vers la salle de bains et les toilettes; vous ne reconnaissez pas ???.

Les rampants sont maintenant recouverts de laine de lin (30 cm en deux couches) et vont bientôt être entièrement plaqués à leur tour.Côté nord

Nous avons revu l'isolation du plafond car l'inaccessibilité du lieu (impossible à décrire !) et l'encombrement créé par les solivettes et suspentes empêchaient d'étaler un matériau type laine de....
Après bien des recherches, lectures, confrontations d'idées, nous avons opté pour la cellulose en vrac à souffler sur 30 cm d'épaisseur également. Un distributeur normand devrait nous l'envoyer dès que nous serons prêts...
Le sujet du moment: poncer ou pas avant la pose des cloisons ? Plus facile certes, mais indispensable ?
Le problème, c'est qu'il nous faut décider vite car il faut monter par la serre tout le Fermacell nécessaire, avant de fermer celle-ci en briques d'adobe. Poncer avant de monter les cloisons, c'est enlever dès à présent toutes les plaques de protection et risquer d'endommager le bois du parquet avec des vis promeneuses...
Poncer après, c'est juste moins facile, justement à cause des-dites cloisons !

dimanche 29 novembre 2009

On ferme !

Du plaisir, toujours du plaisir !
Le matériau terre est vraiment très agréable à manipuler; en plus, le résultat obtenu est solide, sain, peu onéreux; que demander de plus ?
Les briques d'adobe (24 x 12 x 6 cm soit 5,5 kg chaque ) doivent parfois être coupées à la disqueuse et laissent apparaitre leur contenu variable dont les silex qui m'ont si bien coupé les mains au début que je me suis résignée à travailler avec des gants ! :
Nous fermons peu à peu le haut de la serre tandis que le mouron tente une levée sur le mur de pisé encore humide juste au-dessous...Jean-Luc pose, je fignole les joints, nous sommes contents !Côté intérieur, à l'étage, ce sera certainement enduit (de terre !) car les briques sont de très inégale dimension et le résultat est moins joli...
En bas, le mur de torchis recouvert d'une première couche d'enduit terre-sable-paillettes attend sa deuxième couche et commence à fissurer

Ce matin, juste le temps d'appliquer une première couche d'enduit gris sur le petit mur entre serre et cuisine:
Dehors, je commence à penser au printemps: une bâche de récupération prépare le désherbage d'un petit coin pour des plantations; un petit pêcher a même été planté: il a passé plus d'un an dans son pot en attendant de trouver sa place; il était temps de penser à lui !

dimanche 22 novembre 2009

Maintenant les briques !

On s'imaginait bien le faire un jour et c'est un vrai plaisir de les poser enfin, ces briques de terre crue.
Au dessus du mur de pisé, il faut boucher le tour de la serre et on ne pouvait pas poursuivre en pisé car impossible de damer sous la toiture. C'est pourquoi il a fallu fabriquer des briques, avec la même terre, ce qui a été fait au cours du mois d'août.
Les reconnaissez-vous ?
Aujourd'hui c'était le jour test. En équilibre sur un fragile échafaudage, Jean-Luc a joué au maçon.
Les premières briques ont été percées pour être clouées au plancher; précaution peut-être superflue ? J'avais peur de les casser dans la manœuvre... Dans les pointes et sur le côté, il faut tailler ou couper les briques. J-Luc fait ça à la disqueuse et c'est impressionnant de constater la dureté du matériau et l'homogénéité de sa structure !
Le résultat nous plait beaucoup. Nous pensons même ne pas enduire cette partie de mur, laisser l'aspect brique, même si je souhaite passer un badigeon ocre jaune par dessus car c'est la couleur que je voudrais pour les murs de la serre (notre terre donne ne séchant un beige terne pas très gai )
De mon côté, j'ai attaqué l'enduit de terre du mur en torchis, côté salle.
L'enduit côté chambre s'est fissuré un peu partout. Je suis allé revoir Mr Dewulf pour envisager une autre manière de poser l'enduit et il m'a proposé de le poser en deux couches, à deux-trois jours d'intervalle, afin que la première couche (5 mm) absorbe les tensions structurelles et que la deuxième vienne ensuite en finition et ne subisse pas ces tensions...
J'essaye, je n'ai rien à perdre !

Pose en 1 h 30 cette fois, vite fait, bien fait, en espérant que ça ne va pas sécher trop vite. Mercredi je passe la 2ème couche de 5 mm, avec du mica pour des petits grains de brillance en surface. Nous verrons cela...

jeudi 5 novembre 2009

Un petit mur qui monte, qui monte, qui monte...

On n'abandonne pas le pisé aussi facilement !
Le premier mur nous a certes donné du fil a retordre: c'était le plus long et le plus large; c'est surtout le fait qu'il soit traversé de montants en bois qui nous a causé beaucoup de soucis (mauvaise tenue de la terre au séchage le long du bois d'où la nécessité d'un bricolage-rafistolage qui permettra de poser un couvre-joint sur la fissure inévitable...)
Le mur ouest de la serre est plus petit: 2 m de large sur 20 cm d'épaisseur mais nous fatiguons et la terre est maintenant très humide; on ne peut monter qu'une banche à la fois et elle se rétracte beaucoup au séchage...

Les parpaings nous servent... pour échafauder !
Quel courage avaient nos aïeux à monter ainsi des maisons entières !

Quant à nous, nous allons maintenant "attaquer" le montage du mur à l'étage en briques de terre crue, les fameuses "300" de cet été ...