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samedi 24 janvier 2015

Mise à jour (2): pose de lambris sur les murs de terre

Les murs intérieurs en torchis, recouverts d'enduit terre, se sont à la longue révélés être un peu fragiles: le chien qui s'y frotte (et l'encrasse), les chaises qui se renversent accidentellement, les sacs à main ou à course qui s'en approchent de trop près; autant d'occasions d'abimer la surface trop tendre...

Janvier 2014: nous nous décidons à recouvrir le bas de mur, celui de la salle et celui de la cuisine, d'un revêtement en lambris, comme autrefois !
Encore une fois, heureusement qu'internet existe pour retrouver un savoir-faire, décider quelle technique de pose adopter...
C'est parti !

Etape 1: dégrader l'enduit et éventuellement le torchis pour poser bien de niveau les tasseaux qui vont recevoir le lambris

Etape 2: pose du lambris

Etape 3: pose de la cimaise en haut et de la plinthe en bas

Etape 4: mise en peinture (peinture à l'huile Allback )

Etape 5: nouvelle couche d'enduit terre.


Ce n'était pas indispensable mais l'enduit précédent était gris et on me parlait souvent de "béton" ! J'ai donc profité de ce chantier pour refaire une couche d'enduit fin à l'argile (argile+sable+paillettes de lin). Je l'ai choisi blanc (ou presque) et y ai ajouté deux sachets de mica, pour les petites étoiles qui brillent !
Ça tire très vite car le support est très sec et la température dans la maison est douce.

Etape 5:  Une caresse pour faire apparaitre le mica !


Etape 6: nettoyage du chantier car, l'air de rien, ça fait de la poussière !

Idem dans la cuisine.
Notre chienne Zora peut maintenant s'y appuyer, c'est lavable !

Ça fait un an et c'est toujours aussi beau !
Toutefois la peinture à l'huile a un peu jauni mais ça ne dénote pas du tout... A savoir simplement pour ne pas être surpris en l'associant ou en la comparant avec un autre blanc.

Je m'aperçois que je n'ai aucune image de face de ce mur terminé !
Je comble cette lacune dès que la lumière est bonne !
 Voilà, c'est fait !
Le jeu de miroirs est là pour refléter un peu de ce que le mur de la serre nous cache... la lumière !

vendredi 14 septembre 2012

Il était temps !

 Le 2 septembre, ce fut une belle fête... !


 

Rien n'y manqua !!! 

Le discours,

La pendaison de crémaillère et la bénédiction de la maison,

Le cadre champêtre et le beau temps,

L'orgue de barbarie et la danse tahitienne " i po i taï taï yé" pas vraiment locale...

La déco de circonstance,



















Les chanteurs,


L'abondance de mets,
La photo souvenir,

et l'on dansa jusqu'au bout de la nuit ! 
  


 Alors maintenant on peut dire que ça y est, le défi a été relevé: une nouvelle maison, pour nos 50 ans (et quelques)...
C'est pour nous l'occasion et le moment de re-re-dire un grand MERCI à toutes celles et tous ceux qui ont rendu possible cet exploit,  des constructeurs aux amis indéfectibles et souteneurs (de moral), des cuistots aux petites mains du dimanche (il y en a eu beaucoup, des mains et des dimanches de travail), sans oublier enfants, parents, frères, sœurs, neveux, nièces, amis, voisins, curieux, enfin tous ceux qui nous ont encouragés et soutenus, même sans y croire parfois !

Quel sera le prochain challenge ?

samedi 28 juillet 2012

Effroi et tristesse...

                                                                                          source: Le Parisien

M.Dewulf, notre fournisseur et conseiller terre depuis 30 ans, vient de décéder dans un accident de voiture. Passionné et patient, il était de tous nos projets, dans l'ancienne maison comme dans celle-ci: le torchis, c'est lui; les enduits terre, c'est lui; le carrelage, c'est lui; ma petite lisseuse japonaise, c'est lui aussi ...
Pas trop de mots, une grande perte pour le monde de la terre...

dimanche 22 juillet 2012

On prend la même et on recommence !

Retour à la terre pour la Xème fois...
En fait, le challenge de ce printemps (qui n'en finit pas...) était de terminer la serre, c'est à dire faire toutes les finitions: fissures à boucher entre huisseries et bois, entre bois et terre, plinthes et baguettes à poser, peinture à la chaux à enlever sur les briques de terre (car trop jaune citron), bois à nettoyer et huiler...
Pas grand chose donc, que des finitions !

Oui MAIS...
 
Il fallait que je le gratte un peu les bas de mur en terre pour pouvoir poser une plinthe car le bois est difficile à poser en vague. De plus, il s'avère que l'enduit sur le mur du fond, celui en pisé, présentait par endroits de très nombreuses et longues fissures. Ce n'était pas qu'un problème esthétique; les fissures sont un signe de fragilité et je ne voulais pas laisser le mur en cet état. Incompatible avec mes manies perfectionnistes !
J'ai donc commencé par gratter la surface après l'avoir abondamment mouillée, puis je l'ai rappuyée à la taloche ... plastique ! Oui, c'est vrai, la taloche inox laisse des traces bleuâtres ! Je ne m'en souvenais plus !

Séchage tranquille (avantage de la fraicheur estivale ! ) ... et crac, à nouveau des fissures !!!
Arghhhh !

 Deuxième tentative: je mouille, je tente de rappuyer sur la fissure elle-même et je me rends compte qu'à cet endroit ça sonne le creux. Diable ! Y aurait-il du vide ?

 Le mur de mes lamentations...

 Bingo ! Un gratouillis plus tard, après avoir totalement dégarni la fissure, je me rends compte que l'enduit n'accroche pas là où ça sonne creux (évidemment, puisque ça sonne creux !!!).
Me voilà partie à dégarnir totalement le mur de son enduit sur toute la partie centrale; on sait où et pourquoi on commence mais on ne sait pas comment et si ça va se terminer (et quand ! )...
 Terre dans tous ses états...

Heureusement, la terre est un matériau extraordinaire ! On la remouille, on la malaxe gentiment et hop ! Le nouvel enduit est prêt !

 








Je ressors les outils de l'enduiseur: truelles, taloches, lisseuse, chemin de fer (bon, celui-là n'est pas spécifique mais bien utile pour gratter ! ) pulvérisateur et règle ... et au boulot !


Mouiller, gratter, mouiller, mélanger, appliquer, laisser tirer, remouiller, regarnir...
Les leçons de Mr Dewulf (de la briquetterie d'Allone, mon fournisseur en terre, en torchis, en carrelage et en conseils ! ) me reviennent en mémoire: "... enduire en plusieurs couches pour absorber les tensions..."
Z'avez vu les biceps ?

S'ensuivent huit jours de terre et sable dans la maison, de doutes et de plaisir (ah, manipuler la terre ! )...
Le pire dans tout ça, c'est qu'il faut attendre le séchage complet pour constater, ou pas, si le travail a valu la tendinite ...

Curieux comme une poule ?


dimanche 4 mars 2012

La terre dans tous les coins

Vive la pluie !
Heureusement qu'elle est là ! D'abord parce qu'on en manque, déjà; ensuite parce qu'elle nous empêche d'aller dehors (la plantation de la haie attendra encore un peu).
Si bien qu'enfermés, on ne peut s'empêcher de... travailler ... et de fignoler les finitions.
Et aujourd'hui, grande victoire: fin de la pose des plinthes à l'étage? Hourra !!!
Ça signifie aussi que nous avons terminé les murs, les placards, les baguettes, les trous à boucher par-ci par-là.
La terre est un matériau formidable pour remédier à ces petits problèmes: on remouille le mélange, une truelle langue de chat (joli nom !) et à plat ventre s'il le faut, le trou est bouché !
D'ailleurs, heureusement qu'on n'avait pas encore fait de test d'étanchéité à l'air car qu'est ce qu’on découvre comme passages d'air au raz du plancher !
Les murs de paille, enduits de chaux par la main de l'homme, ont qualités (beauté, perspirance) et défauts: la planéité n'est pas parfaite et c'est au contact des plinthes qu'on en souffre le plus:
Là aussi, la terre ressort du seau (pas trop d'eau surtout, pour ne pas faire pire que mieux avec le bois) et corrige le problème: ni vu, ni connu !

Un matériau bien pratique aussi: le joint acrylique; moins écolo que la terre mais plus plastique, il défie les fissures entre bois et terre justement. Je m'en sers pas mal au raz du sol ou pour l'étanchéité le long des poteaux de la structure. Deux cartouches pour toute la maison, je n'ai pas eu la main lourde !

Reste à ranger (enfin), nettoyer (poussière et sciure de l'atelier à l'étage) et nous pourrons bientôt découvrir enfin le beau plancher de mélèze qui attend sous le papier depuis deux ans !

dimanche 14 février 2010

De briques et de broc

Avec les dernières briques de terre,
des boudins de foin enrobé de terre ,
des morceaux de brique découpée (les restes)
on a fini par le fermer ce mur de pisé entre la salle et la serre !
Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour que le séchage se fasse sans trop de surprises (et de fissures...) pour envisager l'enduit final !

mardi 9 février 2010

Ta-tam... !


Ça y est, elle est posée, la 300ème brique ! (désolée Hélène, je ne t'ai pas attendue mais on peut fêter ça quand même ...) et j'ai terminé le nettoyage des joints avant la mise en couleur.
Nous ne serons véritablement satisfaits que lorsque nous aurons posé les dernières briques qui sèchent dans la maison car pour l'instant, seule la partie haute du mur est fermée, pas le bas...
Mais ça vient, ça vient !

samedi 6 février 2010

Le pisé manquant

Le mur de terre à l'étage est enfin monté et nous allons pouvoir terminer l'isolation des rampants et par la suite l'isolation du plafond de l'étage (en ouate de cellulose).Une ouverture supplémentaire a été laissée et sera vitrée pour profiter de la lumière de la serre.

C'est en bas que le bât blesse: voyez ces ouvertures au-dessus et à côté de l'oeil de boeuf :

Vue de la serre

Vue de l'intérieur
On n'a pas pu monter le pisé plus haut et c'est là que vont aller les vingt-deux dernières briques.... quand elles seront sèches !
Mon papa est revenu aider et s'occupe cette fois de carreler la douche du bas: motif simple mais pas mal de découpes et de m2 et en plus il fait très froid dans la maison (signe qu'elle est bien isolée ? Il fait plus doux dehors que dedans ! )

Maintenant il y a urgence à réfléchir à l'emplacement des divers éléments de la salle de bains de l'étage; moi qui croyait qu'on voyait ça à la fin, comme des éléments de décor ! Où sera le meuble ? Les robinets ? Largeur de la douche ?
Et les radiateurs à l'étage ! Combien ? Où ? On est vraiment des novices...

Mais c'est aussi là un des points faibles de notre projet: le calcul du besoin de chauffage. Nous faisons tout comme pour une maison conventionnelle bien isolée, sans tenir compte de l'apport de la serre, que nous ne savons pas chiffrer, ni nous ni les plombiers chauffagistes traditionnels...