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mardi 17 juin 2008

On avance, on avance on avance...

Beaucoup de travail réalisé ces derniers jours et même pas le temps d'écrire sur le blog !
Je vais donc prendre les phases l'une après l'autre pour ne rien oublier...
La toiture: le couvreur est revenu 2 jours pour terminer la pose du pare-pluie et des liteaux au nord. Nous sommes hors-d'eau. Par contre, quelques grosses averses nous incitent à placer des gouttières provisoires pour évacuer l'eau... et creuser des rigoles ad'hoc pour l'éloigner !
Le drainage: là, c'est une autre histoire ! Encore une bonne journée de travail à deux et beaucoup de questions; d'autant plus que nous plaçons tous ces drains
alors que le puisard n'est pas creusé et que nous devons tout reboucher pour que le chantier paille se déroule sans danger. Où placer les drains ? sur la fondation ou à côté ? Les avis sont partagés; finalement, puisque l'objectif est d'assainir le sol sur lequel reposent les fondations, nous plaçons les drains sur le chanfrein. Autre question: comment placer le feutre géo-textile ? Nous le plaçons sous le drain afin d'éviter que de la terre du dessous ne pénètre dedans puis laissons de quoi retourner au dessus du lit de graviers qui recouvre le drain. Les images parlent mieux que les mots... Nos amis des Vosges, avec leurs fondations cyclopéennes, n'ont pas ce souci semble-t-il, ou du moins il le résolvent par un choix de matériaux différents et naturellement drainants.
On rebouche ensuite (pas totalement car les enduits ne sont pas terminés): terre ou silex ? Je milite pour la terre car je sais que je ne pourrais pas m'empêcher de planter quelques fleurettes autour de la maison; la réserve de "terre végétale" en prend un coup ! puis on égalise un peu la terre autour du site pour éviter les montagnes russes... et les entorses ! Fin des opérations: 21h30 !
La chape: dans les maisons qui se construisent aux alentours, on voit les maçons disposer des rectangles de polystyrène entre ou sur les ourdis pour l'isolation du plancher; drôlement pratique et rapide ! je me demande pourquoi on n'a pas fait pareil ! 15 cm (en moyenne) de mélange chaux-pouzzolane sur 80 m2 en une journée, c'était le challenge de ce dimanche; mes frères, mon père et leur famille sont venus à la rescousse ... et il a fallu aller chercher une deuxième bétonnière car on chômait avec une seule ! René, Sylvain, Laurent, Stephan, Jean-Philippe, Jordan, François, Jean-Luc, Vincent mais aussi Joëlle, Marianne, Marie-Hélène, Lilian, Camille et moi-même, ça fait pas mal de bras (et de dos) qui ont contribué à la réussite; merci encore à tous !

Dosage : 1 vol d'eau- 1 vol de chaux - 5 vol de pouzzolane
Bilan comptable: 80 béto
nnières de 150 l, soit 12 m3, une bétonnière par m2...
Seul bémol: un petit manque de chaux qui nous a obligé à appauvrir le mélange sur la fin, ce qui fait que nous ne savons pas s'il sera assez dur pour être piétiné dans quelques jours... J'ai donc racheté quelques sacs hier et cet après-midi, nous avons fait couler avec un seau percé (pas d'image !) un mélange eau-chaux (2 vol d'eau pour 3 vol de chaux) en surface; ça blanchit, est-ce que ça va suffire ?
Pour dresser la chape, on aurait pu étaler la pouzzolane à sec puis arroser avec la chaux diluée; est-ce que ça aurait été aussi solide car moins cohérent ? Quelqu'un l'a-t-il déjà testé ?
Le soleil couchant permet d'admirer le résultat:

Les matériaux
:

- La chaux:( infos techniques ici) difficile d'en trouver chez les marchands de matériaux classiques; nous n'en avons trouvé que chez Dewulf à Allonne, la briqueterie qui revend aussi toutes sortes de matériaux respectueux de l'environnement pour la construction ou la rénovation . On y trouve par exemple du torchis prêt à l'emploi pour la restauration, et nous allons probablement utiliser ce matériau pour nos murs intérieurs. La chaux (NHL 3,5) provient de Saint-Astier et nous avons payé 590 euros pour 50 sacs de 35 kg.
-la pouzzolane: elle provient du Massif Central, à "La Pouzzolane des Dômes"; nous avons fait venir un camion entier (32 m3, 26 T) car c'est le transport qui coûte le plus cher; nous avions besoin d'environ 12 m3 en 7/15 pour la chape et il en faudra encore pour les bassins de l'assainissement. Coût de l'opération: 1390 euros au total à 36,20 € HT/m3




dimanche 8 juin 2008

Compte à rebours...

Maintenant que l'échéance approche, il nous faut penser à tout ce qui reste à faire avant le grand chantier dans quinze jours: le chanfrein le long des fondations, l'enduit hydrofuge, les derniers 40 m2 de voliges à poser sur les parties de toiture qui resteront apparentes, la sous-toiture côté nord à poser, le drainage autour de la maison puis le rebouchage du fossé... plus tout ce que j'oublie. Ah oui, bien sûr, la dalle isolante qui n'est toujours pas coulée !
Nous avons du pain sur la planche !
Ce week-end, armés d'un courage tout neuf (il faut dire que nous avons enfin obtenu un prêt bancaire, ça nous minait depuis un moment mais c'est une autre histoire...) et avec l'aide de mon frère Laurent venu de l'autre côté de Paris exeprè, on a bien avancé; voici quelques images:














Les couvreurs du dimanche: Laurent a l'air à son aise sur le toit!
L'habillage des bordures est terminé. Au dessus de la terrasse nord, on laisse 6 m2 sans habillage bois (le rectangle entre JL et Laurent sur la photo) car nous allons y mettre des tuiles transparentes.


















Le plombier a commencé à travailler car il faut que les arrivées et évacuations soient posées avant de couler la dalle; difficile de penser tout de suite à l'endroit où se situera la machine à laver, démarche radicalement différente du cas de la restauration d'une maison ancienne où l'on place les choses a posteriori, là où ça rentre !






Le plus gros problème réside dans le peu de pente dont nous disposons entre la maison et le terrain où se fera la phyto-épuration (3 bassins successifs décalés de 5 cm mini puis la mare); il faut donc sortir de la maison le plus haut possible. C'est au passage de la porte que se situe le point critique: il faut de la pente (donc démarrer haut) mais aussi laisser de la place pour le carrelage !




















Dans la cave, le bel escalier maison est scellé mais il manque encore une marche à placer pour faire le virage, chose délicate à réussir... Tous les tuyaux d'arrivée sont en attente et ça fait un joli méli-mélo !


Pour la réalisation du chanfrein, j'ai demandé au maçon le pourquoi et le comment de la plasticité de son ciment et voici le secret délivré: 1/2 bouchon de "mir-vaisselle" pour un sac de ciment (et moins d'eau). Résultat (avec un peu trop de "mir" à mon avis mais difficile de doser pour une petite quantité): un ciment très souple et très malléable, très agréable à travailler ...
Deux heures de travail à deux samedi pour faire le chanfrein tout autour de la maison. Dimanche, pendant que les hommes sont sur le toit, j'applique l'enduit hydrofuge jusqu'en bas. Encore quelques heures de travail mardi ou mercredi pour terminer...

vendredi 30 mai 2008

Toiture sud hors d'eau


Entre averses et orages, Jean-Luc a bien travaillé !
Le côté sud est hors d'eau.

Le maçon est revenu une demi-journée poser les briques monomur pour que l'on puisse couler la dalle de pouzzolane ce week-end mais malheureusement celle-ci n'a pas été livrée !
Il nous a montré comment faire le chanfrein au bas des fondations avant de poser l'enduit hydrofuge pour ensuite drainer et reboucher.
Il a tellement plu ces trois derniers jours que les pallettes de bois flottent dans la cave comme des radeaux en perdition... On ne voit même pas la première marche en ciment coulée il y a 8 jours !


On boit un petit coup quand même pour se rafraichir ...













La semaine prochaine, il faut terminer le côté nord. Le plus long sera de poser les voliges au-dessus de la terrasse.

vendredi 9 mai 2008

Toiture posée !

On a bien travaillé ces derniers jours ! La remise est couverte : les tôles recevront plus tard la végétation; les bois sont prêts à accueillir le bardage ou le torchis.
En attendant la réunion de chantier mercredi prochain (et la charpente de la maison) il faut terminer le drainage et l'enduit d'étanchéité autour des fondations. C'est la prochaine étape que Jean-Luc a préparé en recreusant avec la mini-pelle.

mercredi 2 avril 2008

Il pleut, il pleut, on n'avance pas...

C'est vrai, ça fait un coup au moral cette eau qui n'arrête pas de tomber... alors qu'on n'a pas encore de citerne de récupération !
Non, sans rire, c'est vraiment ennuyeux; le terrain est détrempé, impratiquable avec un engin et la cave est toujours en eau; on n'arrive pas à intervenir pour le drainage autour des fondations et surtout autour de la cave où il faut enlever les silex déjà déposés qui ont cassé le tuyau de descente posé par les maçons; d'avoir fait une bêtise, ce n'est déjà pas drôle en soi; ne pas arriver à la rectifier, c'est encore plus énervant !
Mais il va bien arrêter de pleuvoir un jour !
Les maçons, eux, n'ont pas été arrêtés par l'eau; ils ont scellé les ferrailles données par le charpentier pour fixer les futurs poteaux de charpente.
L'heure de l'inspection:Voilà le résultat:
Quant à nous, on se contente de notre petite remise; on voulait des fondations en pierre mais comme les maçons ont vidé leurs restes de ciment dans le trou, on a terminé les fondations au béton (très grossier ! ). Ma foi, on est content de nous !

samedi 22 mars 2008

Un peu plus haut

Prises entre deux averses, de pluie ou de neige, voici des images de l'état du chantier en cette fin de semaine;
La serre solaire ressemble davantage à une piscine pour le moment, comme la cave.

Le rang de planelles (20 cm de haut) fixé au-dessus des parpaings a permis de couler la ceinture en béton ferraillé: solution proposée par le maçon pour ne pas avoir à interrompre la ceinture pour le passage des portes si nous avions choisi la solution monomur+bambous; au-dessus, nous pourrons placer une rangée de briques monomur moins haute (15?) mais que nous n'aurons pas à casser et qui sera malgré tout suffisante pour l'isolation du bas du mur. De plus, il faut dire que nous callions pour trouver les bambous; ça ne court pas les rues par ici, ni les jardins; les gens ont plutôt des cannes de Provence, qu'ils appellent bambous du fait de la forme ou du comportement mais qui n'en ont ni la dimension ni la solidité !
Dans la ceinture, le maçon a placé les tiges filetées préparées par Jean-Luc pour fixer plus tard le bois ( lisse basse ) qui vient sous la paille.
Le charpentier est venu faire un relevé des dimensions et est très satisfait; tout se présente donc bien; il n'y a plus qu'à espérer qu'il tienne ses délais pour que mi-avril, on voie se dresser la charpente.
Pendant ce temps, à l'abri à la ferme, Jean-Luc nous fabrique un escalier bien costaud-pas cher pour descendre à la cave.

jeudi 20 mars 2008

Les contours se dessinent

Le soleil est revenu, les maçons aussi !
Les contours de la maison se dessinent peu à peu et on peut commencer à s'imaginer les différentes pièces ou la terrasse avec vue sur la forêt...
Une certaine copine a même cru reconnaitre les toilettes sèches !
Ici se rencontrent 3 dimensions de fondations: 40 cm pour le mur de paille, 30 cm (35?) pour le mur de terre du tour de la serre et 20 cm pour la façade de serre (qui sera vitrée).

Il fait tellement bon que le bonnet a atterri sur un piquet !

mardi 11 mars 2008

Et pourquoi pas une piscine couverte ?

Bon, c'est vrai, difficile de faire une longueur, à moins de savoir bien slalomer !

Il a tellement plu ces trois dernières journées que la cave est pleine d'eau, le terrain autour est impratiquable et en plus, la terre s'est à nouveau effondrée avant que Jean-Luc n'ait eu le temps de mettre des silex dans la tranchée autour de la cave.Sur notre petit chantier annexe, le futur bâtiment de jardin-poulailler-remise à poubelles (et autres...), pour lequel nous voulions expérimenter les fondations cyclopéennes, c'est la même misère !

Mais comme le dit un proverbe proverbial, "Pluie de mars remplit la cave et ravit la nappe !"