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lundi 1 août 2011

Un an après...

Jour pour jour, voici un an que nous avons emménagé !

Les bilans énergétiques, thermiques... sont difficiles à faire car, dans l'urgence de la situation l'an dernier, nous avons tout simplement oublié de relever les compteurs (sous-compteurs de la ferme en fait) !
Nous pouvons seulement exprimer notre ressenti vis à vis du fonctionnement thermique: le confort d'une température régulière pendant l'hiver (malgré les accidents climatiques, neige...), notre petit poêle n'ayant guère été sollicité, la faible consommation de granulés (à préciser aussi pour les 12 mois à venir car la précédente livraison avait en autre servi à faire sécher la dalle) aidée par un printemps ensoleillé pendant lequel la "serre solaire" a parfaitement joué son rôle de chaudière, la très bonne tenue pendant l'épisode caniculaire de juin (jusqu'à 38°C) ou la température à l'étage a culminé à 26°C grâce aux 30 cm de ouate de cellulose et de laine de lin...

Du point de vue humain, nous nous sommes approprié la maison, nous y avons maintenant nos repères et un petit bout d'histoire déjà... Plus envie de faire marche arrière, alors que j'avais un très gros pincement au cœur l'an dernier à la même date en "abandonnant" la maison précédente !

On peut parler aussi de ce qui reste à faire: l'aménagement de l'étage n'est pas terminé; il reste des finitions et chacun sait que c'est très long à faire (surtout quand on a déjà une bonne dose de travail dans le compteur ! ); l'étanchéité à l'air doit être améliorée, ne serait-ce qu'en comblant les fissures entre bois et terre (pas la peine de faire de test d'étanchéité pour l'instant !)
Nous n'avons pas encore mis en œuvre le projet de filtration de l'eau de pluie mais les devis sont établis; avant l'automne, il faut terminer au moins une couche de peinture (à l'huile) sur tous les tableaux de fenêtre et, (ça, c'est pour le plaisir) maçonner le bassin devant la serre; un garage sur le côté, ce n'est pas très urgent...
De son côté, le jardin prend forme et j'avoue que j'y passe du temps, c'est mon péché mignon !
Il y manque quelques éléments hauts et seul le temps y remédiera, qu'il s'agisse d'arbustes ou de construction (murets de terre et/ou de silex...). De nombreuses boutures (toutes celles de rosiers ! ) n'ont pas survécu à la sécheresse et il faudra recommencer mais les annuelles occupent déjà bien l'espace.

Quant à la petite éolienne, c'est encore pour plus tard...!

dimanche 9 janvier 2011

Un peu de douceur...

Il nous faut rebondir, après l'épreuve de l'inondation et comme nous le dit si gentiment Philippe, notre chef-Pailleux, nous avons des ressources !
Pendant que la cave sèche peu à peu, le ciel est redevenu tout bleu (picard) l'espace d'un dimanche. Un merveilleux moment lumineux, juste à point pour nous permettre de mettre en place le tubage et installer le petit poêle ramené de Dieppe grâce au bon coin.
Le conduit de cheminée étant déjà en place, c'était presque un jeu d'enfant.

Jean-Luc s'attache tout d'abord à la découpe du plafond (en Fermacell). Nous nous apercevons alors qu'il existe un petit espace d'environ 5 cm de haut entre plafond et début du conduit en boisseaux de terre cuite, espace dans lequel la paillette de lin, mise pour l'isolation phonique et hautement inflammable, se promène librement. Ni une ni deux, cet espace est colmaté par de l'argile tirée de où ? du sol de la cave !Harnaché et sanglé grâce aux bons soins de J-Paul, Jean-Luc grimpe à l'assaut de la cheminée pour y fixer le haut du tubage que J-Paul découpe à la mesure en bas. Le voyez-vous tout en haut de l'échelle ?Les tuyaux normands ramenés avec le poêle sont trop courts de 30 cm, ce qui explique le bricolage provisoire avec un reste de tubage en attendant de trouver un morceau ancien de la même couleur (les tuyaux neufs ne sont pas du tout du même marron).Nous y mettons le feu avec grand plaisir vers 17 h, juste avant la tarte aux cerises. Malgré sa toute petite taille, ce petit Godin (fabrication picarde puisque de l'Aisne, modèle Régence, 6,5 kw, 60 cm X 63 ) fait monter la température de 3 degrés en 1 heure. On n'en demandait pas tant !
Pourvu que le thermostat fonctionne bien et coupe la chaudière !Il ne me restait qu'à fixer la crémaillère fabriquée spécialement pour nous par le cousin belge (encore MERCI KAMIEL !). Ce n'est qu'une fixation provisoire puisque nous n'avons toujours pas pendu officiellement la crémaillère !!!
Allez, promis, c'est une résolution pour 2011.

vendredi 7 décembre 2007

Recherche de calories

Cette semaine, nous sommes partis à la recherche de solutions de chauffage.
Pour l'eau chaude, le chauffe-eau solaire, OK !
Un poêle à bois dans la salle est prévu mais surtout pour le feu-plaisir ou pour les flambées des mois de mai ou d'octobre pluvieux...
Même si la maison a (ou doit avoir) la plus grande inertie possible, il semble utopique de croire que l'on puisse se passer d'un moyen de production de chauffage en Picardie.
Comment produire ces calories ? Comment les distribuer ?
Nous sommes partis des combustibles facilement disponibles sur place ou aux alentours: du bois, de la paille, des céréales (bien qu'il semble presque "immoral" de bruler un aliment potentiel) ou des résidus de triage des céréales. De plus, nous voulons qu'il soit possible d'automatiser l'approvisionnement: travaillant tous les deux, nous ne pouvions envisager d'avoir à recharger matin, midi et soit ou de rentrer dans une maison froide après une journée de boulot.
D'où le choix d'une chaudière à bois déchiqueté (plaquettes) qui accepterait éventuellement des déchets de tri.
Ces combustibles sont des sous-produits; leur pouvoir calorique est variable mais reste très intéressant; par contre, ils sont très encombrants (faible densité) et c'est du côté du stockage pour l'alimentation de la chaudière qu'il faut y voir les conséquences. Après avoir étudié la question avec un professionnel, et compte tenu du type d'alimentation (à vis), nous allons devoir construire un grand bac à l'extérieur de la maison (au nord) tout à côté de la chaudière ou au dessus, bac accessible par le tracteur pour l'approvisionnement. La chaudière devra même certainement être installée à la cave compte tenu de son encombrement et du manque de viscosité du combustible (les plaquettes ne "coulent" pas facilement).
Reste (!) à distribuer les calories; pour une question de confort (goûté chez des amis alsaciens), j'ai très envie d'un plancher chauffant. Pour ne plus jamais dire aux enfants: mets tes chaussons, le carrelage est froid ! Pas de problème au rez-de-chaussée sous le carrelage de terre cuite. Par contre à l'étage, avec plancher bois, ce n'est pas envisageable; il faudra donc des radiateurs. En plus, nous avons prévu de fermer entièrement la cage d'escalier pour ne pas laisser monter la chaleur car nous ne serons le plus souvent que deux à habiter et ne chauffons pas notre chambre. Grosse différence avec les maisons des blogs visités ou des catalogues: pas de mezzanine ou d'escalier ouvert. Il faut donc pouvoir chauffer le bas indépendamment du haut.
Les chaudières modernes permettent apparemment sans problème de différentier des zones de chauffage, de distribuer de l'eau à 20 degrés pour le sol et à 60 degrés pour les radiateurs.
Aurions nous trouvé la solution pour notre maison ? Il reste à faire les calculs savants avec plein de paramètres incertains (pouvoir isolant de tel et tel matériau...) pour déterminer la puissance de la chaudière ... et le devis !