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vendredi 14 septembre 2012

Il était temps !

 Le 2 septembre, ce fut une belle fête... !


 

Rien n'y manqua !!! 

Le discours,

La pendaison de crémaillère et la bénédiction de la maison,

Le cadre champêtre et le beau temps,

L'orgue de barbarie et la danse tahitienne " i po i taï taï yé" pas vraiment locale...

La déco de circonstance,



















Les chanteurs,


L'abondance de mets,
La photo souvenir,

et l'on dansa jusqu'au bout de la nuit ! 
  


 Alors maintenant on peut dire que ça y est, le défi a été relevé: une nouvelle maison, pour nos 50 ans (et quelques)...
C'est pour nous l'occasion et le moment de re-re-dire un grand MERCI à toutes celles et tous ceux qui ont rendu possible cet exploit,  des constructeurs aux amis indéfectibles et souteneurs (de moral), des cuistots aux petites mains du dimanche (il y en a eu beaucoup, des mains et des dimanches de travail), sans oublier enfants, parents, frères, sœurs, neveux, nièces, amis, voisins, curieux, enfin tous ceux qui nous ont encouragés et soutenus, même sans y croire parfois !

Quel sera le prochain challenge ?

lundi 25 mai 2009

Une dalle isolante pour la buanderie

Ce week-end, grand déménagement ... dans la buanderie: cette pièce qui nous servait jusqu'à présent à entreposer (ranger ? ) le matériel et les matériaux doit être carrelée et elle n'a pas encore reçu sa dalle !
Il a fallu donc la vider entièrement et ce n'est pas une mince affaire... L'occasion de faire un peu de tri et de jeter... oh non, pas ça, ça peut encore servir ...!
Bon, ça y est, c'est vide !

Avec la pouzzolane récupérée de la partie salle-salon lors du précédent nettoyage et un peu de pouzzolane "neuve", Jean-Luc a fait un mortier en rajoutant sable et ciment (pour une prise rapide et éviter qu'on abime tout comme dans la maison):
130 l de pouzzolane+130 l de sable+1 sac de ciment (35kg)
Sur les 30 m2 de la cave, ça nous fera une petite couche isolante (6,5 cm) sous le carrelage.
Avec un petit coin réservé pour terminer la plomberie pour la future douche, l'affaire est dans le sac !

mardi 28 avril 2009

Liquide la chape, s'il vous plait !

C'est le jour J. On l'a su hier soir.
Ils arrivent avec la toupie. Tout doit être calfeutré pour que le liquide ne passe pas par un trou oublié.
Quelques bastings font l'affaire au pied de l'escalier ou entre cuisine et buanderie. Et puis il faut refixer quelques tubes dont les attaches ne tiennent pas dans la chaux encore fraiche...
La plus grosse inconnue -et inquiétude- réside dans notre ignorance de la compatibilité entre la dalle de chaux et cette chape: la chaux ne risque t-elle pas de pomper l'eau de la chape et donc de la faire tirer beaucoup trop vite?
Alors on arrose, on arrose, en espérant que la chaux ne boive pas trop vite; mais l'eau disparait dans une petite musique délicate de bulles qui remontent à la surface... La dalle est trempée mais l'eau ne reste pas en surface; plus que quelques minutes pour décider avant que la toupie ne soit remplie: on tente la chape liquide ? on revient vers une chape chaux-brique pilée ? mais qui la fera ? quelle décision difficile !
Fin du suspense: on prend le risque; la toupie arrivera vers 13 heures.

Installation des trépieds mis à niveau, déroulage du tuyau après un dernier arrosage; tout va ensuite très vite: la substance déversée (recette quasi-secrète, made-in Lafarge) est auto-nivelante.



C'est impressionnant: en un quart d'heure, tout est recouvert (environ 80 m2). Les employés mettent plus de temps à nettoyer leur matériel qu'à étaler la chape !
Dernier sujet d'inquiétude, et pas des moindres: quelques fixations ont sauté et les tuyaux remontent !

Réponse par système D: un tasseau coincé entre plafond et tuyau maintiendra celui-ci le temps de la prise; on le sciera ensuite au ras du sol.



Finalement, beaucoup d'inquiétude aujourd'hui mais il semble que ça se présente bien. Ce soir la chape est encore pleine d'eau, la prise est très lente (c'est ce qu'il faut). La météo est avec nous: temps humide et frais. Les volets sont descendus (on ne sait jamais, s'il y avait du soleil !). Reste à attendre 4 jours sans y toucher. Ensuite, on mettra en chauffe très progressivement pour faire sécher (plus 5 degrés par jour jusqu'à 40 degrés) et redescente à la même allure; c'est pour ça qu'on a déjà commandé des granulés de bois.
Pose du carrelage prévue fin mai.
Lulu et moi, on s'y prépare !

mercredi 22 avril 2009

Plancher chauffant en vue...


Début des grandes manœuvres sur le front de la pouzzolane: nettoyer le chantier, mettre à niveau la couche de pouzzolane (étalée avec soin en juin 2008, elle a subi les outrages du temps et du piétinement...); c'est déjà une rude tache !
Avant de couler la chape anhydrite sur les tuyaux du chauffage, le maçon voulait bloquer la pouzzolane par une petite couche de mortier chaux-sable pour éviter que les "grains" de pouzzolane, pleins d'air, ne remontent à la surface. Cette pouzzolane avait déjà été mélangée à de la chaux lors de sa pose mais c'est comme si on n'avait rien fait: nous avons tellement marché et bricolé dessus que c'est à refaire! Que d'énergie et d'argent dépensés pour rien ! On aurait pu économiser 50 sacs de chaux...




Si c'était à refaire, on étalerait simplement la pouzzolane puis on la bloquerait en surface par un mortier de chaux de 2-3 cm, ce que fait aujourd'hui le maçon !
Ce mortier va également servir au plombier-chauffagiste de support pour fixer les tuyaux, ce qui n'était pas possible dans la pouzzolane pulvérulente. Ah, si seulement on avait mis comme isolant un bon vieux polystyrène, ça aurait été bien plus facile !

Ce chantier chauffage n'est décidément pas simple: la chaudière et son silo nous encombrent la cave, le choix du matériau de la dalle a demandé de longues heures de recherche (forums, discussion avec le maçon...) pour arriver à un compromis qui prend en compte non seulement les données techniques mais aussi (et surtout !) les hommes qui y travaillent ! Nous ne sommes pas satisfaits à 100% des choix mais il fallait prendre une décision: on fait quoi avec qui ? et quand ?
La chape anhydrite aurait pu être remplacée par une chape chaux-brique pillée, brique qui apporte de l' inertie mais le maçon ne voulait pas nous le faire. Il ne maitrise pas ce matériau et il est vrai que le coulage et la mise à niveau "automatique" de la chape liquide sont attrayants. La chape anhydrite est de plus très réactive, l'inverse de l'inertie que nous recherchions. Tant pis, ce sont les carreaux de terre cuite et les murs de terre qui apporteront cette inertie.
Allez, terminons sur une note optimiste: les tuyaux aurait du être posés aujourdhui mais personne n'est venu ! Nous avons tout de même fait notre premier plein de granulés de bois : un camion souffleur venu des Ardennes (200 km) nous a livré 3,5 tonnes à 229 euros/tonne. Il va falloir mettre en chauffe la chape, quand elle sera coulée !





Le silo est plein à craquer !

samedi 7 mars 2009

Terre et bois (pas de paille !)

Cette semaine, menuiserie au programme: Papy est revenu pour apporter aux ouvertures cette petite touche de finition que sont les baguettes d'entourage.

Il nous restait quelques poteaux en douglas. Nous les avons fait débiter en baguettes de 50 x 15 mm pour tous les tours de fenêtres et de portes, et en planches de divers formats pour d'autres usages...

Côté bardage, elles terminent les tableaux.

Côté chaux, elles serviront de cale à la couche de finition à poser au printemps.

Le douglas, lui, pleure sans bruit: en plusieurs endroits des perles de sève ont traversé la peinture et parfois même ça coule sérieusement ! Quelle est donc la cause de son chagrin ? Etait-il trop jeune ou trop humide ? Je pense (j'espère) qu'un brossage d'été avant la deuxième couche de peinture devrait corriger tout cela...


Pendant que Papy jouait de la scie et de la ponçeuse, Jean-Luc et moi avons (enfin !) démarré les murets intérieurs: soubassement de 2 rangs de briques pour le mur de torchis (juste assez pour que la lisse basse soit au-dessus du niveau du sol) et mur de pisé (ou terre compressée) de 24 cm d'épaisseur pour le stockage d'énergie au fond de la serre solaire.
Bon, ce n'est qu'un essai; la terre est trop humide (environ 25% d'humidité où il n'en faudrait que 12) mais c'est pour me faire plaisir; j'avais hate d'essayer. A défaut de pilon sur compresseur, la dame manuelle a fait son office, en plus des pieds et du marteau pour les petits coins... En haut des murs, là où l'on ne pourra pas damer, nous envisageons de placer des briques de terre crue... que je voudrais fabriquer... si j'en trouve le temps !
La pression du tassement est très importante: les bastaings tenus par des serre-joint de maçon ont montré des signes de faiblesse: écartement au centre et fente à une extrémité !
On a ajouté un serre-joint; au final, ça devrait tenir !

Nous allons devoir stocker de la terre au sec pour pouvoir continuer. Pour l'instant, l'urgent était de monter les séparations entre pièces avant de couler la chape du plancher chauffant.
Lequel plancher chauffant nous pose pas mal de questions: composition (chaux-sable ou anydrite), fixation des tuyaux sur la pouzzolane...
Le forum des Compaillons est très fréquenté !

mercredi 18 juin 2008

Une équipe formidable !

Quelques images du chantier de dimanche pour remercier tous ceux qui y ont participé !

mardi 17 juin 2008

On avance, on avance on avance...

Beaucoup de travail réalisé ces derniers jours et même pas le temps d'écrire sur le blog !
Je vais donc prendre les phases l'une après l'autre pour ne rien oublier...
La toiture: le couvreur est revenu 2 jours pour terminer la pose du pare-pluie et des liteaux au nord. Nous sommes hors-d'eau. Par contre, quelques grosses averses nous incitent à placer des gouttières provisoires pour évacuer l'eau... et creuser des rigoles ad'hoc pour l'éloigner !
Le drainage: là, c'est une autre histoire ! Encore une bonne journée de travail à deux et beaucoup de questions; d'autant plus que nous plaçons tous ces drains
alors que le puisard n'est pas creusé et que nous devons tout reboucher pour que le chantier paille se déroule sans danger. Où placer les drains ? sur la fondation ou à côté ? Les avis sont partagés; finalement, puisque l'objectif est d'assainir le sol sur lequel reposent les fondations, nous plaçons les drains sur le chanfrein. Autre question: comment placer le feutre géo-textile ? Nous le plaçons sous le drain afin d'éviter que de la terre du dessous ne pénètre dedans puis laissons de quoi retourner au dessus du lit de graviers qui recouvre le drain. Les images parlent mieux que les mots... Nos amis des Vosges, avec leurs fondations cyclopéennes, n'ont pas ce souci semble-t-il, ou du moins il le résolvent par un choix de matériaux différents et naturellement drainants.
On rebouche ensuite (pas totalement car les enduits ne sont pas terminés): terre ou silex ? Je milite pour la terre car je sais que je ne pourrais pas m'empêcher de planter quelques fleurettes autour de la maison; la réserve de "terre végétale" en prend un coup ! puis on égalise un peu la terre autour du site pour éviter les montagnes russes... et les entorses ! Fin des opérations: 21h30 !
La chape: dans les maisons qui se construisent aux alentours, on voit les maçons disposer des rectangles de polystyrène entre ou sur les ourdis pour l'isolation du plancher; drôlement pratique et rapide ! je me demande pourquoi on n'a pas fait pareil ! 15 cm (en moyenne) de mélange chaux-pouzzolane sur 80 m2 en une journée, c'était le challenge de ce dimanche; mes frères, mon père et leur famille sont venus à la rescousse ... et il a fallu aller chercher une deuxième bétonnière car on chômait avec une seule ! René, Sylvain, Laurent, Stephan, Jean-Philippe, Jordan, François, Jean-Luc, Vincent mais aussi Joëlle, Marianne, Marie-Hélène, Lilian, Camille et moi-même, ça fait pas mal de bras (et de dos) qui ont contribué à la réussite; merci encore à tous !

Dosage : 1 vol d'eau- 1 vol de chaux - 5 vol de pouzzolane
Bilan comptable: 80 béto
nnières de 150 l, soit 12 m3, une bétonnière par m2...
Seul bémol: un petit manque de chaux qui nous a obligé à appauvrir le mélange sur la fin, ce qui fait que nous ne savons pas s'il sera assez dur pour être piétiné dans quelques jours... J'ai donc racheté quelques sacs hier et cet après-midi, nous avons fait couler avec un seau percé (pas d'image !) un mélange eau-chaux (2 vol d'eau pour 3 vol de chaux) en surface; ça blanchit, est-ce que ça va suffire ?
Pour dresser la chape, on aurait pu étaler la pouzzolane à sec puis arroser avec la chaux diluée; est-ce que ça aurait été aussi solide car moins cohérent ? Quelqu'un l'a-t-il déjà testé ?
Le soleil couchant permet d'admirer le résultat:

Les matériaux
:

- La chaux:( infos techniques ici) difficile d'en trouver chez les marchands de matériaux classiques; nous n'en avons trouvé que chez Dewulf à Allonne, la briqueterie qui revend aussi toutes sortes de matériaux respectueux de l'environnement pour la construction ou la rénovation . On y trouve par exemple du torchis prêt à l'emploi pour la restauration, et nous allons probablement utiliser ce matériau pour nos murs intérieurs. La chaux (NHL 3,5) provient de Saint-Astier et nous avons payé 590 euros pour 50 sacs de 35 kg.
-la pouzzolane: elle provient du Massif Central, à "La Pouzzolane des Dômes"; nous avons fait venir un camion entier (32 m3, 26 T) car c'est le transport qui coûte le plus cher; nous avions besoin d'environ 12 m3 en 7/15 pour la chape et il en faudra encore pour les bassins de l'assainissement. Coût de l'opération: 1390 euros au total à 36,20 € HT/m3