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samedi 17 février 2018

Végétalisation des toitures

 Et oui ! Il était temps de donner des nouvelles de nos toitures végétalisées tout de même !
La photo ci-dessus montre que pigeons et tourterelles se trouvaient déjà bien à l'aise sur la remise à l'automne dernier.

Allons à rebours du temps:

 Automne 2017: 
les micro-plantules se sont bien développées sur la remise même si elles ne couvrent pas encore le substrat.

Automne 2017 sur le toit du garage. Les plantes se sont installées mais c'est encore maigre ! Quelques graines et plantules de stipa tenuifolia ont été disséminées pour que la végétation prenne un peu de hauteur l'an prochain (dès 2018 ?) et que l'on voie ainsi quelque chose dépasser des rives car pour l'instant c'est un peu décevant: mis à part de la fenêtre d'une chambre, on ne devine pas la végétalisation...
Automne 2016: plantation sur le garage
 Octobre 2016: Yapuka attendre !
 Octobre 2016: plantation minutieuse dans un substrat très maigre
 Collecte de tous les plants réalisés... et glanés ! Quelques mini-iris vont être plantés, comme sur les toits de chaume mais je ne sais pas s'ils survivront car dans notre cas, il n'y aura guère d'humidité ans le substrat... Bon, la toiture est exposée au nord- nord-ouest et qui ne tente rien n'a rien! (mais je n'aime pas voir souffrir des plantes...)
 Les rebords du drain sont retournés et fixés sur la barre transversale. Le temps que les racines fixent le substrat, c'est ce rebord qui jouera le rôle de rive.
   
 On épand 3 cm de mélange pouzzolane-terre sur le toit de la remise. ce substrat est retenu par ces "échelles" en tasseaux qui devraient disparaître, se désintégrer avec le temps, lorsque les racines des plantes auront (je l'espère) colonisé ce maigre terreau et le retiendront.
 
 Octobre 2016:
Sur toute la surface des tôles de bac-acier, une couche de géotextile. Puis, uniquement dans les creux, une bande de drain et une "échelle" qui le tient momentanément.

dimanche 3 juillet 2016

Garage:fignolages du dimanche


Ce n'est pas tout d'avoir fait venir le charpentier, trop facile !
Maintenant il faut se mettre à quatre pattes pour terminer le boulot: pour les deux poteaux qui sont encore dans le vide, et afin de pouvoir enlever les étais de soutien, nous devons faire des socles en béton de 30x30 sur 40cm de profondeur. Jean-Luc s'y colle avec facilité pour le premier: un trou, un coffrage et c'est prêt à remplir...

Pour le second ce n'est pas la même affaire car le pied tombe pile au dessus d'un poteau béton protégeant l'ancien tuyau d'évacuation des eaux usées vers le bassin de phyto-épuration, lequel tuyau je veux conserver pour une future alimentation en eau de la future serre... Donc, pas possible de creuser.

J-Luc utilise tubes et plaques métalliques pour poser le pilier bois sur le poteau enterré. Ruser, c'est son fort, et juste avant l'heure du match (France-Islande ce soir) l'affaire est dans le sac !
 De mon côté, je ne me tourne pas les pouces: ma nièce m'ayant retrouvé des plaques alvéolées, je prépare des boutures de sédum acre et autres plantules. Mon idée est de cultiver ces mini-mottes et de ne les mettre en place qu'à l'automne: le substrat que nous allons déverser sur le toit  (nous allons mélanger le reste de pouzzolane du chantier et de la terre végétale loin d'être stérile) aura le temps de faire sortir ses plantes indésirables (c'est le principe du "faux semis"). Par ailleurs, les plantules seront mieux développées et la météo d'automne sera plus propice à la reprise.
Quoique vu le froid et l'humidité qui règnent encore en ce début juillet, je ne sais pas si c'est très utile !
 150 plants par plaque, en plus de toutes les cagettes d'autres espèces que j'ai déjà préparé depuis 2 ans, ça devrait suffire pour planter densément.
 


Et puis j'ai derrière la tête le vieux projet de végétaliser aussi, mais de manière plus sauvage (sans EPDM.....) le toit de la remise-poulailler, pour le confort de mes petites bêtes mais aussi et surtout pour le plaisir de voir les plantes (ce qui sera difficile pour le garage).
A suivre donc ....

samedi 30 janvier 2016

ça casse ... et ça passe !

Cette semaine, temps calme et regain d'énergie grâce à la présence d'un jeune stagiaire très courageux:  nous nous sommes enfin attaqués, et c'est peu de le dire, au démontage du mur de la rue pour y ouvrir notre future entrée. Jusqu'à présent, nous accédions à la maison soit par la pâture d'à côté, par temps sec, soit par la ferme, et l'allée tracée jusqu'au mur posait souvent question à nos visiteurs !
L'été dernier, les maçons avaient tracé une entaille à la disqueuse de chaque côté d'une ouverture de 4 mètres (une fois les piliers construits, nous devrions avoir un passage de 3,50 m) .
On aurait pu lancer le Manitou à l'assaut et faire tomber le mur en un clin d’œil mais... on va avoir besoin de ces briques pour construire ensuite les piliers !
Il fallait donc, patiemment, lentement ( les vieux mortiers sont parfois très solides !) démonter les briques une à une au burin et au marteau, puis les nettoyer avant de les ranger en les triant (face longue, face courte) pour préparer le travail du maçon.
Le nettoyage avait été commencé (l'an dernier...) au Karcher mais c'était très long, peu efficace et ça gorgeait les briques d'eau, ceci étant risqué par temps de gel potentiel.
L'achat d'un disque de surfaçage monté sur la disqueuse a grandement facilité le travail: beaucoup de poussière mais une efficacité redoutable !
Restait à avoir la patience de répéter ces gestes sur près d'un millier de briques ... et l'affaire était dans le sac !
Hier, j'ai été la première à emprunter ce nouveau passage... à vélo après que J-Luc, de retour de réunion, ait lui aussi apprécié, à pieds, le résultat de nos trois jours de travail !
 
Quel soulagement ! Il faut dire que nous redoutions ce chantier, fastidieux et épuisant  pour le dos et les bras.
La présence et la persévérance d'Aurélien ont été notre source de jouvence et nous le remercions encore !

 





samedi 31 octobre 2015

Octobre rouge !

  
Et oui, rouge fut octobre cette année car, enfin, nous avons pu poser la deuxième couche de peinture (à la farine) sur le bardage de la maison. Depuis 5 ans, il attendait cette couche "de finition" que nous n'avions jamais pris le temps d'étaler....
Il faut dire que c'était un sacré chantier car, justement, nous n'étions plus en chantier... donc l'accès autour de la maison était devenu beaucoup plus compliqué, surtout quand il s'agit de rouler sur les pelouses, à cheval sur les plantations, pour accéder avec le Manitou le long des 2 pignons. L'autre solution aurait été de monter un échafaudage mais ç’aurait été plus long, plus cher...

L'inconvénient du Manitou, c'est qu'il faut être deux : un qui peint dans le godet et un qui manœuvre; il fallait que J-Luc soit disponible (donc, en cette saison de semailles, un (ou plusieurs) dimanches à y consacrer) et que le Manitou soit disponible également . Bref, ça s'est fait !

On a même eu la chance de disposer de belles journées, et, pendant que d'autres allaient aux champignons ou à la mer, je me suis perchée pour étaler cette crème de peinture-maison.
(recette dans ce blog dans le libellé "peinture")
En fait, je me suis aperçue que ça avait été une bonne idée que de peindre le bois avant de le poser car  bien des endroits sont difficilement accessibles au pinceau maintenant, le long des solives de la charpente surtout.
Il me restait du pigment (l'oxyde de fer rouge numéro 9120 du Moulin à Couleurs dans les Ardennes) car j'en avais acheté 6 kg en prévision.



De la farine, de l'huile de lin et du savon noir, j'en ai toujours; alors en avant la popote ! Une gamelle de 10 l puis une deuxième cuisson de 5 litres, soit 15 l de peinture pour 3 francs 6 sous ! Et quelle odeur ! Quelle couleur !
                                          Détail du pignon ouest...avant peinture !

Quant à la résistance, la durabilité, on s'est rendu compte que le pignon ouest, le plus exposé à l'eau, était le plus délavé (mais ce n'est pas une surprise) tout en étant resté bien rouge. Un léger brossage ou balayage a suffit avant de repeindre. J'ai surtout gratté un peu là où la sève avait coulé.
Il n'y avait eu qu'une couche d'impression, un peu diluée; on compte maintenant sur une dizaine d'années de tranquillité avant d'envisager de peindre à nouveau !

La façade sud, accessible à l'échelle, a pu être peinte tranquillement en semaine...

Outre la colchique qui termine sa fugace floraison, Octobre sonne également le temps du ramassage des pommes pour faire le cidre. Vous remarquerez donc l'apparition des futs sortant de l'hivernage...

Et comme nos vacances de septembre nous ont regonflés en énergie, nous avons également refait, aidés des maçons, la petite terrasse à l'est qui avait été toute chamboulée par le passage des tuyaux d'assainissement cet été. Les carreaux de terre cuite ont été reposés sur un lit de sable (pour éviter le risque de gel) mais maintenus par une ceinture en béton qui recouvre le tuyau sortant de la maison au ras du sol.
Devant la serre, une petite margelle en briques de récupération qui attend le jointoiement...

Et, projet pour cet hiver, un garage ouvert (on dit "carport" aujourd'hui !) devrait faire son apparition le long de la buanderie, à l'est.
Quatre poteaux et un toit végétalisé.
Si vous apercevez la ficelle bleue le long du bardage, vous voyez la pente prévue pour le toit !

On vous donnera des nouvelles cet hiver, je l'espère !
  

samedi 24 janvier 2015

Mise à jour (2): pose de lambris sur les murs de terre

Les murs intérieurs en torchis, recouverts d'enduit terre, se sont à la longue révélés être un peu fragiles: le chien qui s'y frotte (et l'encrasse), les chaises qui se renversent accidentellement, les sacs à main ou à course qui s'en approchent de trop près; autant d'occasions d'abimer la surface trop tendre...

Janvier 2014: nous nous décidons à recouvrir le bas de mur, celui de la salle et celui de la cuisine, d'un revêtement en lambris, comme autrefois !
Encore une fois, heureusement qu'internet existe pour retrouver un savoir-faire, décider quelle technique de pose adopter...
C'est parti !

Etape 1: dégrader l'enduit et éventuellement le torchis pour poser bien de niveau les tasseaux qui vont recevoir le lambris

Etape 2: pose du lambris

Etape 3: pose de la cimaise en haut et de la plinthe en bas

Etape 4: mise en peinture (peinture à l'huile Allback )

Etape 5: nouvelle couche d'enduit terre.


Ce n'était pas indispensable mais l'enduit précédent était gris et on me parlait souvent de "béton" ! J'ai donc profité de ce chantier pour refaire une couche d'enduit fin à l'argile (argile+sable+paillettes de lin). Je l'ai choisi blanc (ou presque) et y ai ajouté deux sachets de mica, pour les petites étoiles qui brillent !
Ça tire très vite car le support est très sec et la température dans la maison est douce.

Etape 5:  Une caresse pour faire apparaitre le mica !


Etape 6: nettoyage du chantier car, l'air de rien, ça fait de la poussière !

Idem dans la cuisine.
Notre chienne Zora peut maintenant s'y appuyer, c'est lavable !

Ça fait un an et c'est toujours aussi beau !
Toutefois la peinture à l'huile a un peu jauni mais ça ne dénote pas du tout... A savoir simplement pour ne pas être surpris en l'associant ou en la comparant avec un autre blanc.

Je m'aperçois que je n'ai aucune image de face de ce mur terminé !
Je comble cette lacune dès que la lumière est bonne !
 Voilà, c'est fait !
Le jeu de miroirs est là pour refléter un peu de ce que le mur de la serre nous cache... la lumière !