Affichage des articles dont le libellé est assainissement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est assainissement. Afficher tous les articles

mercredi 6 mai 2015

Phyto-épuration, c'est fini ?

Ah non, non, non !
Ce n'est pas parce qu'on se raccorde au réseau d'assainissement collectif que l'on oublie la phyto-épuration !
En fait, notre village, groupé avec le village d'à côté, a construit une station d'assainissement
par phyto-épuration justement !
Les terrains sont très très argileux par ici (on n'est pas une région de potiers pour rien !) et de très nombreux habitants étaient embêtés par un système d'assainissement inefficace, surtout sur des petits terrains...
700 habitants pour deux villages, c'était une taille raisonnable pour envisager une solution collective. L'expérience de la phyto que pouvaient faire connaitre quelques particuliers et communes avoisinantes a fait sauter le pas à la Neuville !
La même chose que nous, en plus grand !

Pour nous, dont le système fonctionnait parfaitement, c'est un petit renoncement mais en même temps, cela représente un certain confort; confort qui va aussi avoir un coût certain puisqu'il va faire sérieusement augmenter la facture d'eau (plus 2,63 euros/m3 d'eau)...
Sans parler des 1300 euros que nous a couté l'installation il y a 5 ans !
Bon, les plantes ont déjà trouvé preneur et iront cet automne s'installer en Normandie. Pas mal !

Le chantier: 65 m de tuyaux, heureusement en ligne droite quasiment, avec à peine plus d'un centimètre de pente...
A surveiller grâce aux regards de visite tous les 20 mètres !

Ça coule !


 Il "reste" à faire maintenant notre "allée de château" pour aller de la rue à la maison (nous passions jusqu'alors par la pâture d'à côté !) en enlevant les thuyas et en créant des piliers et un portail dans le mur de briques (encore des briques à laver...!)
Suite au prochain épisode...

vendredi 14 septembre 2012

Il était temps !

 Le 2 septembre, ce fut une belle fête... !


 

Rien n'y manqua !!! 

Le discours,

La pendaison de crémaillère et la bénédiction de la maison,

Le cadre champêtre et le beau temps,

L'orgue de barbarie et la danse tahitienne " i po i taï taï yé" pas vraiment locale...

La déco de circonstance,



















Les chanteurs,


L'abondance de mets,
La photo souvenir,

et l'on dansa jusqu'au bout de la nuit ! 
  


 Alors maintenant on peut dire que ça y est, le défi a été relevé: une nouvelle maison, pour nos 50 ans (et quelques)...
C'est pour nous l'occasion et le moment de re-re-dire un grand MERCI à toutes celles et tous ceux qui ont rendu possible cet exploit,  des constructeurs aux amis indéfectibles et souteneurs (de moral), des cuistots aux petites mains du dimanche (il y en a eu beaucoup, des mains et des dimanches de travail), sans oublier enfants, parents, frères, sœurs, neveux, nièces, amis, voisins, curieux, enfin tous ceux qui nous ont encouragés et soutenus, même sans y croire parfois !

Quel sera le prochain challenge ?

dimanche 22 avril 2012

Les 4 saisons du bassin d'épuration


Voici en images un aperçu des quatre saisons de vie dans le bassin de phyto-épuration des eaux usées.
Le premier hiver, du fait sans doute du peu de plantes, nous avons eu un ou deux épisodes de rejets odorants dans la cour. Plus rien de tel depuis car, comme vous allez le constater, la végétation est luxuriante et les micro-organismes ont dû bien coloniser le bassin pour faire leur travail de digestion des particules...

- 1er printemps: plantation le 5 mai 2010

 Iris pseudoacorus, Jonc (2 variétés: effusus et inflexus), Roseau (phragmite mais pas la massette car elle supporterait mal les baisses de niveau d'eau), Salicaire (lythrum salicaria) et menthe aquatique (auxquels j'ai rajouté quelques amis au fur et à mesure de mes glanages...)

- été suivant: première floraison des salicaires


 Deuxième année
 - Avril 2011: les plantes sont déjà bien développées

Mai 2011: les iris fleurissent les premiers

Viennent ensuite les salicaires, tout l'été

 Joncs, menthes et glycérie se montrent très accueillantes pour la faune

 On ne voit plus du tout le gravier et l'eau qui y est répandue


 Reconnaissez-vous cette larve ?

Année 2012
En sortie d'hiver, on se rend compte du travail de nettoyage à faire: les chaumes doivent être enlevés. Par ailleurs, les phragmites (roseaux) se montrent très envahissants et tentent même de sortir du cadre !


 Quand c'est fait, le bassin est prêt pour une nouvelle saison !


Nous sommes très satisfaits du fonctionnement.
Le plus drôle dans l'histoire, c'est que ce système d'assainissement s'est peu à peu répandu dans notre région, surtout en système collectif pour les communes rurales: la terre ici est très argileuse (donc peu filtrante) et tous ceux qui ont des assainissements individuels ont très très vite des soucis.
Au début de notre projet de construction, nous pensions avoir à lutter pour être autorisés, et finalement la commune où nous habitons a décidé en 2010 de créer un système d'assainissement collectif ... avec phyto-épuration !
Ce qui fait que d'ici deux ans, nous serons obligé de nous raccorder au réseau collectif; il faudra alors réfléchir à une seconde vie pour notre bassin ...


jeudi 9 septembre 2010

J + 39: Trouver ses marques...

Voilà plus d'un mois que nous habitons la maison et nous commençons à trouver de nouveaux repères, même si parfois la voiture se trompe encore de chemin en rentrant du boulot !
(rappel: nous avons déménagé de 100 mètres ! )
La reprise des activités professionnelles -et la grande fatigue accumulée pendant l'été- ne laisse plus beaucoup de temps aux aménagements mais nous bricolons encore de droite et de gauche pendant les week-ends.
Du côté de l'assainissement, tout semble fonctionner: les plantes commencent à prospérer; seul hic, la terre très très argileuse du sous-sol est quasiment imperméable et le drain rempli de silex prévu pour l'infiltration de l'eau est constament plein. Jean-Luc décide donc d'employer les grands moyens et enterre à l'extrémité du drain deux buses -de récupération- remplies de silex sur 2 m de profondeur à la limite entre terrain et pâture pour tenter d'obtenir une meilleure capacité de drainage... A suivre ...

A l'intérieur, c'est une autre histoire; il faut faire un trou dans un mur en paille pour faire sortir le tuyau d'extraction de la hotte de cuisine en passant par la buanderie; et bien c'est pas si simple ! Nous ne pouvions pas le prévoir à la construction car on ne savait pas ce que l'on mettrait ni où. J'ai cherché d'autres solutions d'extraction (plafond, recyclage...) mais rien de satisfaisant ou trop cher-trop compliqué. Donc le trou ! Avec une bonne petite scie (ma petite scie à branches de jardin) et un peu de patience, Jean-Luc nous a fait ça parfaitement; évidemment, il a bien rencontré un bois par ci-par là dans la paille, mais rien de méchant. Nous attendons maintenant de recevoir le tuyau blanc commandé pour boucher et colmater tout ça... et mettre la hotte en service !

dimanche 20 juin 2010

Apocope et aphérèse* ne sont plus...

* voir article du 6 mai 2010

Aujourd'hui nous avons installé, branché et scellé les tuyaux pour évacuer les eaux grises de la maison jusqu'au bassin planté, en attente depuis un mois (ce qui a permis aux plantes de s'étoffer un peu...).

Du fait de la faible pente du terrain, la plus grande partie du réseau est quasiment aérienne.
Le tuyau en CR8, c'est-à dire d'une résistance suffisante pour pouvoir rouler dessus sans dommage, puisqu'il traverse un passage, mesure une quinzaine de mètres. Et comme le passage en question sera emprunté de temps en temps par un tracteur, la protection a été renforcée par l'adjonction de deux anciens poteaux EDF de 7 m de long récupérés voilà plus de 20 ans.
Nous allons ensuite remblayer ce "passage" afin de cacher les tuyaux et surtout pouvoir passer par dessus !
Ici, le regard à la sortie de la maison (il manque le coude qui orientera l'eau vers le fond ... ainsi que le couvercle):
A l'autre extrémité, le regard de répartition entre les deux bassins:
C'est une simple plaque-trappe glissée alternativement dans l'un des deux tuyaux qui fera la répartition:
Enfin, à la sortie du bassin, un troisième regard pour régler le niveau d'eau du bassin (haut en été, plus bas en hiver) par réglage de la hauteur du tuyau vertical puis mener le trop-plein dans la tranchée de drainage:

C'est également dans ce regard que se feront les prélèvements pour analyser la qualité de l'eau et donc de la filtration.

Nous avons bien joué avec ciment et PVC aujourd'hui (d'ailleurs, mes mains rarement protégées s'en ressentent car ce sont elles le meilleur de mes outils...) et on est content que ce soit fini !
Jean-Luc a programmé sa première douche solaire pour demain, dès que le ciment aura pris...

samedi 19 juin 2010

Rouge !

Ici encore, le rouge est mis !
Le décor n'est pas terminé mais maintenant il faut accélérer la cadence (est-ce encore possible ?), les détails attendront: nous devons emménager au plus tard le 1er août, date à laquelle notre actuelle maison devra être libre...

Le mois de juillet va être chaud !

Jean-Luc s'affaire autour du bassin d'assainissement, la cuisine et la buanderie sont en chantier...

samedi 8 mai 2010

Chantier assainissement en images

L'étude a été faite voilà déjà deux ans, avec Philippe Redois.

Depuis, l'emplacement de la maison sur le terrain ayant un peu changé, nous avions besoin d'un coup de main sur le terrain pour reprendre des niveaux et positionner les bassins.

Nous avons alors fait connaissance de Gabriel Batistella, représentant du réseau AQUATIRIS pour notre secteur. De cette rencontre sont nées quelque modifications du projet initial:
- de six bassins de 1 m2 nous sommes passées à un seul de 10 m2
- du filtre purement horizontal nous sommes passés à un filtre mixte, fonctionnant à la verticale ou à l'horizontale, en fonction des saisons (l'hiver, on baisse le niveau de l'eau pour préserver les micro-organismes du gel grâce à une couche supérieure aérée et le filtre fonctionne à la verticale)
- la pouzzolane dans le filtre a été abandonnée, quoique plus favorable aux micro-organismes grâce à sa structure alvéolaire, car les racines se prennent dedans et il est impossible de séparer la pouzzolane quand on retire des plantes en surnombre (nettoyage annuel). On en perd donc beaucoup. Le gravier, lui, reste en place. De plus, c'est un produit beaucoup plus "local" !

Il s'agissait donc de réaliser un bassin de 4 m sur 2,5 m, soit 10 m2, superficie suffisante compte-tenu des toilettes sèches évitant l'assainissement d'eaux vannes. Le bassin sera séparé en deux parties égales que l'on alimentera en eau alternativement.

Dimanche, creusement grâce au Manitou utile à tout.Lundi, les parois sont réalisées en bois perdu (ici de l'OSB) ce qui permettra de bien positionner la bâche d'étanchéité. A trois, de bon pied et de bon matin sous le regard attendri des vaches et des veaux...
Codryn, voisin de Blicourt, participe à notre chantier avant que nous allions lui rendre la pareille dans quelques jours.
Mise en place des parois
Remplissage et nivellement du fond: sablon (ou sable à lapin)

Pose de la première couche de géo-textile (pour éviter tout rique de poinçonnement de la bâche)

Déploiement de la bâche (avec l'aide du technicien de la CCPV (Communauté de Communes de la Picardie Verte) venu visiter le chantier:
Réalisation des plis "papillon" aux angles; faux pli dangereux !
Phase critique: perçage de la bâche pour le passage du drain d'évacuation après pose du joint à lèvres:
Deuxième couche de géo-textile pour éviter le perçage de la bâche par le cailloux:
Marie-Hélène et Gabriel posent le drain d'évacuation en fond de bassin:
Le regard de sortie où l'on pourra régler la hauteur de l'eau dans le filtre en modifiant la hauteur du tuyau et faire les prélèvements pour les analyses de contrôle:Épandage de 20 cm de graviers en 20-40
Mise en eau pour tester l'étanchéité du joint de sortie. La tension est palpable car là est la seule difficulté réelle du chantier ! Si le joint n'est pas étanche, tout est à refaire et la bâche est perdue !
L'eau est restée, c'est bon ! Vincent étale les cailloux:Une plaque de béton préfabriquée (destinée aux clotures) est posée pour faire la séparation entre les deux filtres puis Marie-Hélène, toujours d'attaque, étale le gravier en 6/10 (30 cm).
Les matériaux de remplissage sont mis en même temps à l'intérieur du bassin et à l'extérieur de la paroi pour éviter toute pression sur le bois.
Vient ensuite le tour du sable (0-4 lavé) dans lequel les plantes seront placées (10 cm).Le sable a préalablement été testé pour voir s'il ne contenait pas trop de "fines", particules susceptibles de le colmater si présentes en grande quantité: il ne doit pas y en avoir plus de 3 mm au bout d'1/2 h de mélange d'un demi-litre de sable et 1/2 l d'eau.Concluant !Les plantules ne sont guère folichonnes pour le moment mais vous verrez quand elles auront à manger !
Iris pseudoacorus, Jonc (2 variétés: effusus et inflexus), Roseau (phragmite mais pas la massette car supporterait mal les baisses de niveau d'eau), Salicaire (lythrum salicaria) et menthe aquatique.
Les plantes sont réparties avant d'être en-sablées. Les deux morceaux de plaque de béton vont recevoir l'eau à l'arrivée sur le filtre et la répartir sur la surface.A la sortie du dispositif, après le regard, une tranchée filtrante de près d'un mètre de profondeur remplie de silex va permettre d'évacuer l'eau assainie. C'est plus que nécessaire quand on voit la qualité (et la quantité) de l'argile contenue dans le sol en couche épaisse à partir de 50 cm de profondeur environ. On n'avait pas besoin de bâche pour faire des mares par ici autrefois !
Bilan horaire de cette première phase: 46 heures de travail (et pas encore de facture mais on estime le coût total à environ 3000 euros, prestation comprise).
Bon, reste à amener l'eau dans la maison, puis de la maison au bassin de filtration. Apocope et aphérèse ont encore quelques beaux jours devant elles !