samedi 8 mai 2010

Chantier assainissement en images

L'étude a été faite voilà déjà deux ans, avec Philippe Redois.

Depuis, l'emplacement de la maison sur le terrain ayant un peu changé, nous avions besoin d'un coup de main sur le terrain pour reprendre des niveaux et positionner les bassins.

Nous avons alors fait connaissance de Gabriel Batistella, représentant du réseau AQUATIRIS pour notre secteur. De cette rencontre sont nées quelque modifications du projet initial:
- de six bassins de 1 m2 nous sommes passées à un seul de 10 m2
- du filtre purement horizontal nous sommes passés à un filtre mixte, fonctionnant à la verticale ou à l'horizontale, en fonction des saisons (l'hiver, on baisse le niveau de l'eau pour préserver les micro-organismes du gel grâce à une couche supérieure aérée et le filtre fonctionne à la verticale)
- la pouzzolane dans le filtre a été abandonnée, quoique plus favorable aux micro-organismes grâce à sa structure alvéolaire, car les racines se prennent dedans et il est impossible de séparer la pouzzolane quand on retire des plantes en surnombre (nettoyage annuel). On en perd donc beaucoup. Le gravier, lui, reste en place. De plus, c'est un produit beaucoup plus "local" !

Il s'agissait donc de réaliser un bassin de 4 m sur 2,5 m, soit 10 m2, superficie suffisante compte-tenu des toilettes sèches évitant l'assainissement d'eaux vannes. Le bassin sera séparé en deux parties égales que l'on alimentera en eau alternativement.

Dimanche, creusement grâce au Manitou utile à tout.Lundi, les parois sont réalisées en bois perdu (ici de l'OSB) ce qui permettra de bien positionner la bâche d'étanchéité. A trois, de bon pied et de bon matin sous le regard attendri des vaches et des veaux...
Codryn, voisin de Blicourt, participe à notre chantier avant que nous allions lui rendre la pareille dans quelques jours.
Mise en place des parois
Remplissage et nivellement du fond: sablon (ou sable à lapin)

Pose de la première couche de géo-textile (pour éviter tout rique de poinçonnement de la bâche)

Déploiement de la bâche (avec l'aide du technicien de la CCPV (Communauté de Communes de la Picardie Verte) venu visiter le chantier:
Réalisation des plis "papillon" aux angles; faux pli dangereux !
Phase critique: perçage de la bâche pour le passage du drain d'évacuation après pose du joint à lèvres:
Deuxième couche de géo-textile pour éviter le perçage de la bâche par le cailloux:
Marie-Hélène et Gabriel posent le drain d'évacuation en fond de bassin:
Le regard de sortie où l'on pourra régler la hauteur de l'eau dans le filtre en modifiant la hauteur du tuyau et faire les prélèvements pour les analyses de contrôle:Épandage de 20 cm de graviers en 20-40
Mise en eau pour tester l'étanchéité du joint de sortie. La tension est palpable car là est la seule difficulté réelle du chantier ! Si le joint n'est pas étanche, tout est à refaire et la bâche est perdue !
L'eau est restée, c'est bon ! Vincent étale les cailloux:Une plaque de béton préfabriquée (destinée aux clotures) est posée pour faire la séparation entre les deux filtres puis Marie-Hélène, toujours d'attaque, étale le gravier en 6/10 (30 cm).
Les matériaux de remplissage sont mis en même temps à l'intérieur du bassin et à l'extérieur de la paroi pour éviter toute pression sur le bois.
Vient ensuite le tour du sable (0-4 lavé) dans lequel les plantes seront placées (10 cm).Le sable a préalablement été testé pour voir s'il ne contenait pas trop de "fines", particules susceptibles de le colmater si présentes en grande quantité: il ne doit pas y en avoir plus de 3 mm au bout d'1/2 h de mélange d'un demi-litre de sable et 1/2 l d'eau.Concluant !Les plantules ne sont guère folichonnes pour le moment mais vous verrez quand elles auront à manger !
Iris pseudoacorus, Jonc (2 variétés: effusus et inflexus), Roseau (phragmite mais pas la massette car supporterait mal les baisses de niveau d'eau), Salicaire (lythrum salicaria) et menthe aquatique.
Les plantes sont réparties avant d'être en-sablées. Les deux morceaux de plaque de béton vont recevoir l'eau à l'arrivée sur le filtre et la répartir sur la surface.A la sortie du dispositif, après le regard, une tranchée filtrante de près d'un mètre de profondeur remplie de silex va permettre d'évacuer l'eau assainie. C'est plus que nécessaire quand on voit la qualité (et la quantité) de l'argile contenue dans le sol en couche épaisse à partir de 50 cm de profondeur environ. On n'avait pas besoin de bâche pour faire des mares par ici autrefois !
Bilan horaire de cette première phase: 46 heures de travail (et pas encore de facture mais on estime le coût total à environ 3000 euros, prestation comprise).
Bon, reste à amener l'eau dans la maison, puis de la maison au bassin de filtration. Apocope et aphérèse ont encore quelques beaux jours devant elles !

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