samedi 11 janvier 2014

La maison en paille sort de l'anonymat

Une fois n'est pas coutume: je fais du copié-collé pour donner des nouvelles de la maison Feuillette et du projet du RFCP grâce à un article paru dans la revue Univers Nature.

La maison paille sort de l’anonymat à la vitesse grand V


La construction en botte de paille à ossature bois se porte bien, merci. Avec, chaque année, plusieurs milliers de nouvelles constructions au niveau mondial, on a probablement jamais construit autant en paille qu’aujourd’hui. La France s’affiche particulièrement à la pointe de cette évolution avec notamment l’engagement du Réseau Français de la Construction Paille (RFCP) et de ses Compaillons particulièrement actifs.
Créé en 2005, ce réseau est à l’origine de l’édition des règles professionnelles pour la construction en ossature bois et paille, validées en juin 2011. Le succès de leur publication, en janvier 2012, avec plus de 5000 exemplaires vendus, démontre l’intérêt grandissant de la construction en paille, tout comme la formation de plus de 200 professionnels auxdites règles. Le succès est tel que nombre d’architectes n’hésitent pas à y recourir, de plus en plus d’établissements recevant du public font de même, y compris dans le cas de constructions sur plusieurs niveaux (jusqu’à 8 niveaux …). Enfin, les plus sceptiques seront rassurés de savoir que les constructions ossature bois et bottes de paille bénéficient également de la garantie décennale, comme toute réalisation maçonnée. La reconnaissance du Réseau Français de la Construction Paille dépasse même les frontières hexagonales. Ainsi, en 2011, des Chinois sont venus découvrir et se former aux techniques de mise en œuvre de la construction paille. Visiblement, ils ont été conquis. En deux ans, ils ont à leur actif quelque 13 000 constructions en bottes de paille dans la seule Chine.
En conséquence, rien d’étonnant à ce que la France possède la filière de la construction en bottes de paille la plus dynamique d’Europe. En constante augmentation, le nombre annuel de constructions atteint aujourd’hui quelque 500 nouveaux bâtiments. Par ailleurs, si le pays ne compte encore qu’environ 3500 édifices en bottes de paille, il héberge parmi ceux-ci la maison Feuillette, la plus ancienne construction en ossature bois et bottes de paille au monde, réalisée en 1920 à Montargis dans le Loiret.
Presque centenaire, cette habitation en très bon état, témoin de la durabilité de la construction paille, vient d’être achetée par les Compaillons pour héberger le Centre National de la Construction Paille (CNCP). Avec pour objectif de sensibiliser et former à l’utilisation de la botte de paille comme matériau, ce projet se décompose en trois étapes. La première va voir la maison Feuillette être réhabilitée et accueillir des chambres d’hôtes, tout en faisant une étude approfondie de sa réalisation afin d’en tirer un maximum d’enseignements techniques transférables de nos jours. Dans un second temps, un hangar attenant à la maison sera aménagé en paille porteuse pour accueillir des espaces de formations, conférences, etc. Enfin, un troisième bâtiment verra le jour, avec cinq logements en habitat participatif (deux T2 de 50 m2, deux T3 de 70 m2 et un T4 de 100 m2, le tout bénéficiant d’un jardin partagé d’environ 400 m2.
Pascal . 31/12/2013

lundi 14 octobre 2013

Lentement, la paille fait école...

La nouvelle saison des "Journées de l'habitat durable" a débuté et nous avons joué le jeu en ouvrant nos portes.
Une quinzaine de visiteurs, curieux ou déjà engagés dans un projet (dont un projet d'habitat collectif que je trouve très intéressant) se sont retrouvés ici samedi après-midi avec le conseiller Info-Énergie et ça donné lieu à de nombreux échanges.
La journaliste du Parisien Libéré présente nous gratifie même d'un article le surlendemain: 

De quoi donner envie ?
Les candidats à l'innovation ne sont tout de même pas légion ! Et sans même parler d’innovation pour l'innovation, l'utilisation de matériaux écolo n'est pour la plupart des constructeurs ou rénovateurs de maisons qu'un paramètre secondaire...
Crise, ignorance ou frilosité ?

Dans notre département, deux maisons de paille sont en train de voir le jour: une près de Formerie, au nord-ouest, et l'autre près de Beauvais. Nous les encourageons de tout cœur !





mardi 15 janvier 2013

On refait le plein

Voilà presque deux ans que nous avions rempli le silo de granulés ( février 2011). Nous aurions aimé le vider entièrement pour évaluer plus précisément notre consommation, mais pour des raisons de groupage de commande (le fournisseur est à 80 km) nous n'avons pas attendu.
Estimation du reste: 500 kg
Livraison: 3 T (à 245 € ttc la tonne, même prix qu'il y a deux ans)

Consommation estimée: 3,5 t en un peu moins de deux ans soit moins de 500 euros par an pour production d'eau chaude (hors solaire thermique car parfois nous avons du soleil !) et chauffage sur 190 m2.

Je ne suis pas experte en calcul de KW, RT 2012 ou label BBC mais un jour je saurai...
Remplissage bruyant mais sans poussière

vendredi 14 septembre 2012

Il était temps !

 Le 2 septembre, ce fut une belle fête... !


 

Rien n'y manqua !!! 

Le discours,

La pendaison de crémaillère et la bénédiction de la maison,

Le cadre champêtre et le beau temps,

L'orgue de barbarie et la danse tahitienne " i po i taï taï yé" pas vraiment locale...

La déco de circonstance,



















Les chanteurs,


L'abondance de mets,
La photo souvenir,

et l'on dansa jusqu'au bout de la nuit ! 
  


 Alors maintenant on peut dire que ça y est, le défi a été relevé: une nouvelle maison, pour nos 50 ans (et quelques)...
C'est pour nous l'occasion et le moment de re-re-dire un grand MERCI à toutes celles et tous ceux qui ont rendu possible cet exploit,  des constructeurs aux amis indéfectibles et souteneurs (de moral), des cuistots aux petites mains du dimanche (il y en a eu beaucoup, des mains et des dimanches de travail), sans oublier enfants, parents, frères, sœurs, neveux, nièces, amis, voisins, curieux, enfin tous ceux qui nous ont encouragés et soutenus, même sans y croire parfois !

Quel sera le prochain challenge ?

samedi 28 juillet 2012

Effroi et tristesse...

                                                                                          source: Le Parisien

M.Dewulf, notre fournisseur et conseiller terre depuis 30 ans, vient de décéder dans un accident de voiture. Passionné et patient, il était de tous nos projets, dans l'ancienne maison comme dans celle-ci: le torchis, c'est lui; les enduits terre, c'est lui; le carrelage, c'est lui; ma petite lisseuse japonaise, c'est lui aussi ...
Pas trop de mots, une grande perte pour le monde de la terre...

vendredi 27 juillet 2012

Crac ! Crac ! Crac !

Au secours je craque ! L'enduit craque de partout. Je le redoutais, c'est arrivé ! Il fait trop chaud. J'avais pourtant pulvérisé, pulvérisé, pulvérisé...
J'abandonne en attendant le retour de la fraicheur (Ah la la ! on ne sait pas ce qu'on veut !)

dimanche 22 juillet 2012

On prend la même et on recommence !

Retour à la terre pour la Xème fois...
En fait, le challenge de ce printemps (qui n'en finit pas...) était de terminer la serre, c'est à dire faire toutes les finitions: fissures à boucher entre huisseries et bois, entre bois et terre, plinthes et baguettes à poser, peinture à la chaux à enlever sur les briques de terre (car trop jaune citron), bois à nettoyer et huiler...
Pas grand chose donc, que des finitions !

Oui MAIS...
 
Il fallait que je le gratte un peu les bas de mur en terre pour pouvoir poser une plinthe car le bois est difficile à poser en vague. De plus, il s'avère que l'enduit sur le mur du fond, celui en pisé, présentait par endroits de très nombreuses et longues fissures. Ce n'était pas qu'un problème esthétique; les fissures sont un signe de fragilité et je ne voulais pas laisser le mur en cet état. Incompatible avec mes manies perfectionnistes !
J'ai donc commencé par gratter la surface après l'avoir abondamment mouillée, puis je l'ai rappuyée à la taloche ... plastique ! Oui, c'est vrai, la taloche inox laisse des traces bleuâtres ! Je ne m'en souvenais plus !

Séchage tranquille (avantage de la fraicheur estivale ! ) ... et crac, à nouveau des fissures !!!
Arghhhh !

 Deuxième tentative: je mouille, je tente de rappuyer sur la fissure elle-même et je me rends compte qu'à cet endroit ça sonne le creux. Diable ! Y aurait-il du vide ?

 Le mur de mes lamentations...

 Bingo ! Un gratouillis plus tard, après avoir totalement dégarni la fissure, je me rends compte que l'enduit n'accroche pas là où ça sonne creux (évidemment, puisque ça sonne creux !!!).
Me voilà partie à dégarnir totalement le mur de son enduit sur toute la partie centrale; on sait où et pourquoi on commence mais on ne sait pas comment et si ça va se terminer (et quand ! )...
 Terre dans tous ses états...

Heureusement, la terre est un matériau extraordinaire ! On la remouille, on la malaxe gentiment et hop ! Le nouvel enduit est prêt !

 








Je ressors les outils de l'enduiseur: truelles, taloches, lisseuse, chemin de fer (bon, celui-là n'est pas spécifique mais bien utile pour gratter ! ) pulvérisateur et règle ... et au boulot !


Mouiller, gratter, mouiller, mélanger, appliquer, laisser tirer, remouiller, regarnir...
Les leçons de Mr Dewulf (de la briquetterie d'Allone, mon fournisseur en terre, en torchis, en carrelage et en conseils ! ) me reviennent en mémoire: "... enduire en plusieurs couches pour absorber les tensions..."
Z'avez vu les biceps ?

S'ensuivent huit jours de terre et sable dans la maison, de doutes et de plaisir (ah, manipuler la terre ! )...
Le pire dans tout ça, c'est qu'il faut attendre le séchage complet pour constater, ou pas, si le travail a valu la tendinite ...

Curieux comme une poule ?