lundi 4 juin 2012

Remise en question des toilettes sèches

Oui, tout peut arriver ! Même une remise en cause...

 à l'étage

Fervents partisans des toilettes sèches depuis l'initiation du projet de construction, nous avions malgré tout peu (ou pas) étudié la question. Nous sommes partis tête baissée vers la solution la plus simple: le "meuble" toilettes avec un seau à vider régulièrement. Nous nous sommes donc équipés d'un "meuble" acheté, de belle fabrication, pour l'étage, et d'un meuble royal pour le rez-de-chaussée, fabriqué par mon papa.
 au rez-de-chaussée

A l'usage, si nous ne rencontrons pas de problème en bas, les odeurs à l'étage sont insupportables. Si on parle un peu technique, je dirais que ces toilettes recueillent essentiellement les urines de la nuit; leur "fermentation", même très courte, dégage des odeurs d'ammoniaque (quelque chose comme ça...) qui restent dans la pièce même quand le seau est sorti ! Et pourtant nous ne sommes pas en manque de matière sèche à épandre (balles d'épeautre). De plus, je trouve très contraignantes les allées et venues avec seaux (toilettes et "sciure") de bas en haut et vice-versa...
Ça ne pouvait pas durer !

Notre erreur a été de ne pas concevoir dès le départ un autre système d'évacuation, ce qui aurait été possible:

1: si on s'était sérieusement documenté; l'ouvrage très riche de Christophe ELAIN "Un petit coin pour soulager la planète" indique plein de solutions pour toutes les configurations:

2: puisque nous étions dans "du neuf", on aurait pu, dû, concevoir une évacuation vers le bas, avec un système de vidage moins fréquent (chambre de stockage...). Nous avions beaucoup de possibilités mais nous n'y avons pas pensé...

A notre décharge, nous avons pensé à beaucoup d'autres choses, mais pas au petit coin !

 Les données ont donc un peu changé:
- le système ne nous convient pas pour l'étage
- nous sommes autonomes en eau à 100 %
- nous avons un assainissement autonome, calculé sans apport d'eaux "brunes" mais pour une famille de 5 alors que nous résidons la plupart du temps à 2. Il ne devrait donc pas se saturer avant que l'assainissement collectif ne soit branché

Le pas a été sauté: l'installation de toilettes à chasse d'eau classique posant trop de problème de plomberie, nous avons opté pour un "sani-broyeur silencieux" (???) plus simple à brancher sur l'évacuation de la salle de bains attenante.

Je ne regrette pas cette décision: c'est un plus en terme de confort, pas trop bruyant à l'usage et qui m'évite beaucoup d'allées et venues... mais ça aurait été plus futé de le prévoir dès le départ !

 J'ai l'impression de confesser une grosse bêtise auprès des écolos purs et durs mais tant pis ! Il faut savoir reconnaitre ses erreurs et avancer...




dimanche 22 avril 2012

Les 4 saisons du bassin d'épuration


Voici en images un aperçu des quatre saisons de vie dans le bassin de phyto-épuration des eaux usées.
Le premier hiver, du fait sans doute du peu de plantes, nous avons eu un ou deux épisodes de rejets odorants dans la cour. Plus rien de tel depuis car, comme vous allez le constater, la végétation est luxuriante et les micro-organismes ont dû bien coloniser le bassin pour faire leur travail de digestion des particules...

- 1er printemps: plantation le 5 mai 2010

 Iris pseudoacorus, Jonc (2 variétés: effusus et inflexus), Roseau (phragmite mais pas la massette car elle supporterait mal les baisses de niveau d'eau), Salicaire (lythrum salicaria) et menthe aquatique (auxquels j'ai rajouté quelques amis au fur et à mesure de mes glanages...)

- été suivant: première floraison des salicaires


 Deuxième année
 - Avril 2011: les plantes sont déjà bien développées

Mai 2011: les iris fleurissent les premiers

Viennent ensuite les salicaires, tout l'été

 Joncs, menthes et glycérie se montrent très accueillantes pour la faune

 On ne voit plus du tout le gravier et l'eau qui y est répandue


 Reconnaissez-vous cette larve ?

Année 2012
En sortie d'hiver, on se rend compte du travail de nettoyage à faire: les chaumes doivent être enlevés. Par ailleurs, les phragmites (roseaux) se montrent très envahissants et tentent même de sortir du cadre !


 Quand c'est fait, le bassin est prêt pour une nouvelle saison !


Nous sommes très satisfaits du fonctionnement.
Le plus drôle dans l'histoire, c'est que ce système d'assainissement s'est peu à peu répandu dans notre région, surtout en système collectif pour les communes rurales: la terre ici est très argileuse (donc peu filtrante) et tous ceux qui ont des assainissements individuels ont très très vite des soucis.
Au début de notre projet de construction, nous pensions avoir à lutter pour être autorisés, et finalement la commune où nous habitons a décidé en 2010 de créer un système d'assainissement collectif ... avec phyto-épuration !
Ce qui fait que d'ici deux ans, nous serons obligé de nous raccorder au réseau collectif; il faudra alors réfléchir à une seconde vie pour notre bassin ...


dimanche 4 mars 2012

La terre dans tous les coins

Vive la pluie !
Heureusement qu'elle est là ! D'abord parce qu'on en manque, déjà; ensuite parce qu'elle nous empêche d'aller dehors (la plantation de la haie attendra encore un peu).
Si bien qu'enfermés, on ne peut s'empêcher de... travailler ... et de fignoler les finitions.
Et aujourd'hui, grande victoire: fin de la pose des plinthes à l'étage? Hourra !!!
Ça signifie aussi que nous avons terminé les murs, les placards, les baguettes, les trous à boucher par-ci par-là.
La terre est un matériau formidable pour remédier à ces petits problèmes: on remouille le mélange, une truelle langue de chat (joli nom !) et à plat ventre s'il le faut, le trou est bouché !
D'ailleurs, heureusement qu'on n'avait pas encore fait de test d'étanchéité à l'air car qu'est ce qu’on découvre comme passages d'air au raz du plancher !
Les murs de paille, enduits de chaux par la main de l'homme, ont qualités (beauté, perspirance) et défauts: la planéité n'est pas parfaite et c'est au contact des plinthes qu'on en souffre le plus:
Là aussi, la terre ressort du seau (pas trop d'eau surtout, pour ne pas faire pire que mieux avec le bois) et corrige le problème: ni vu, ni connu !

Un matériau bien pratique aussi: le joint acrylique; moins écolo que la terre mais plus plastique, il défie les fissures entre bois et terre justement. Je m'en sers pas mal au raz du sol ou pour l'étanchéité le long des poteaux de la structure. Deux cartouches pour toute la maison, je n'ai pas eu la main lourde !

Reste à ranger (enfin), nettoyer (poussière et sciure de l'atelier à l'étage) et nous pourrons bientôt découvrir enfin le beau plancher de mélèze qui attend sous le papier depuis deux ans !

samedi 11 février 2012

L'effet de serre... solaire

C'est par les grands froids de février que nous (re)découvrons les bienfaits de la "serre solaire", d'autant plus que ce froid s'accompagne assez souvent d'un ciel dégagé, condition indispensable à "l'effet de serre".
Depuis le début du mois, les températures sont négatives, même le jour. Depuis une semaine, on atteint moins onze à moins douze le matin, moins quatre à moins cinq l'après-midi ! La neige tient bon mais le manteau n'est pas très épais...Dans la serre, la température fait le grand écart (ce que les plantes n'apprécient pas particulièrement...): il y fait 2-3degrés le matin mais dès que le soleil pointe son nez, la température grimpe très vite jusqu'à 30 degré le midi. C'est le moment d'ouvrir en grand les deux portes et les fenêtres à l'étage pour que l'air chaud pénètre et circule dans la maison.
La chaleur est également emmagasinée dans les murs de terre (pisé en partie basse, briques d'adobe en hauteur) qui vont la restituer quelques heures plus tard ce qui limitera le refroidissement nocturne.
Nous sommes vraiment satisfaits de l'avoir construite, sur les recommandations de Claude Barry, notre architecte. Ce fut un investissement financier important (coût des baies vitrées) et un surcroît de travail (pour une surface qui n'est pas à proprement parler "habitable"). Je craignais également que les murs de terre du fond de la serre, capteurs d'énergie, soient aussi des remparts contre à la lumière pour la pièce à l'arrière. En fait, les ouvertures sont suffisamment nombreuses pour que la maison reste claire.
Nous apprécions donc beaucoup cet espace tampon entre le dehors et le dedans et nous en profitons beaucoup à la mi-saison. Les chats aussi !

dimanche 25 décembre 2011

L'eau de pluie au robinet

 

















Quand elle n'inonde pas la cave, l'eau de pluie est toujours la bienvenue.
C'est pourquoi nous avions depuis longtemps décidé de l'utiliser dans la maison mais il nous fallait du temps pour étudier et concrétiser ce projet.
CHOSE FAITE !
Depuis quelques jours, elle coule au robinet et la maison est alimentée à 100% en eau de pluie. Hourra !
Pour ceux qui nous prédisaient les pires ennuis gastriques, je peux aujourd'hui affirmer, après 15 jours de recul, que les agapes de fin d'année sont bien plus nocives que l'eau du ciel !

L'installation n'a pas été aussi simple que prévu: solidité des bétons (murs de la cave) à percer, pièces de plomberie défectueuses à remplacer... Sébastien le plombier a eu beaucoup de fil à retordre ! Un savant cocktail d'obstination, de patience et de persévérance est finalement venu à bout des embûches rencontrées...

- 1ère étape: deux cuves béton de 5000 l chacune avaient été enterrées dès la construction en 2009. La capacité de stockage est donc de 10 000 l.


- 2ème étape: pose de la rehausse porte-filtre sur la première cuve. Ce premier filtre comprend une mousse et des sables qui retiennent les plus grosses particules.
- 3ème étape: l'eau est pompée dans la cave à l'aide d'une pompe de gavage immergée (car les cuves sont au même niveau que la cave où se situe l'installation). Elle passe dans deux filtres (à charbon et à sédiments) qui filtrent à 5 microns puis dans un stérilisateur à UV et est ensuite envoyée dans un réservoir tampon de 100 l.
Cette eau alimente toute la maison, eau chaude et eau froide (pas les WC puisque toilettes sèches ! ).
- 4ème étape: sous l'évier, une micro-filtration supplémentaire assure l'eau de boisson (charbons, sédiments, membrane UF).
C'est ensuite le petit robinet de gauche qui distribue l'eau "micro-filtrée" sur l'évier (photo du haut)...Le chantier est encore à découvert car nous avons eu d'autres urgences à gérer mais l'eau au robinet est douce (alors que la région est très calcaire), elle ne sent plus l'eau de Javel et nous sommes bien contents d'avoir concrétisé ce projet.


Reste à tester l'autonomie de notre installation lors de la prochaine sécheresse !

jeudi 24 novembre 2011

Travaux d'été, épisode 3: l'accès par le jardin

L'été, en novembre ?
Et pourquoi pas ?
En fait, vous l'aurez compris, je n'ai pas pris le temps de montrer et raconter le troisième grand chantier de l'été, qui s'est poursuivi jusqu'en octobre, c'est à dire la confection de confortables allées pour inviter à traverser le jardin pour arriver à la maison.
Un petit rappel au préalable: la maison est implantée au fond d'un terrain et en biais par rapport à ce terrain déjà biscornu...
Il s'agissait donc d'inviter le visiteur piéton (car l'automobiliste a la fâcheuse tendance à entrer jusque dans la cuisine avec sa voiture...) à prendre le chemin de traverse plutôt que la voie cailloutée des véhicules. Une image s'impose (cliquer dessus pour agrandir ):
Il me fallait donc des allées attrayantes et confortables. Après de longues cogitations et essais (l'hiver sert à ça entre autres), les ficelles bleues placées sur le terrain furent remplacées par un chemin sur la terre décapée. Une bande de géotextile au fond puis remplissage avec du bois broyé acheté chez un agriculteur voisin, et hop, voilà de jolies allées !
... et bien non, pas si facile ! Il fallait aussi placer les bordures...
Une escape en Belgique au printemps m'avait fait découvrir en jardinerie des rouleaux d'"ECOLAT" vendus à l'origine pour réaliser des bordures de bassin; le matériau (difficile d'en connaitre exactement la composition car c'est un recyclage de...?) flexible et de grande longueur (rouleaux de 25 ml sur une hauteur de 14 ou 20 cm) semblait parfait pour mes longues allées et pour un coût équivalent à des bordures béton (soit environ 2€/ml).

N'en ayant ramené qu'un rouleau, pour essayer, et n'en ayant pas trouvé autour de chez moi, j'ai dû commander les autres et les faire livrer, ceci étant toujours moins onéreux qu'un aller-retour en Belgique ...
Et c'est mon gentil facteur qui s'est coltiné l'encombrant et très lourd colis !
Il ne restait plus qu'à s'y mettre...

1ère étape, le décapage: la fraise de Mr Gaucherelle en mai plus l'énergie d'Alice en septembre nous ont permis de creuser suffisamment afin d'enterrer les futures allées;

2ème étape: pose du géotextile (en négociant les virages et les carrefours) selon 2 méthodes: à l'extérieur des bordures pour la première allée, à l'intérieur pour la deuxième (plus rapide !).
3ème étape: le remplissage,sur environ 10 cm d'épaisseur; partie de plaisir à côté du reste !!! Je ne sais pas d'où était issu le bois qui a été broyé mais nous avons trouvé de drôles de larves dedans; quelqu'un connaitrait-il cette bébête ?



Restait à ajouter quelques dalles d'ardoise en "pas japonais" sur la pelouse pour relier les allées bois à l'entrée de la maisonpour profiter du jardin qui explosait de formes et de couleurs !

Que ce soit en automne, ou bientôt en hiver, ces allées permettent une promenade au sec - même si on trouve toujours une herbe par-ci par-là à arracher en mettant les pieds dans la plate-bande) et qui sait les visiteurs piétons prendront-ils l'habitude de l'emprunter ?

mardi 4 octobre 2011

une visite, porte-bonheur ?


S'est il égaré ?
A t-il trouvé la maison attractive ?
Toujours est-il qu'un beau matin, Monsieur l'écureuil s'est perché au faitage sans en bouger jusqu'au soir...
Sans doute les habitants étaient-ils trop remuants à son goût !